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Quelqu'un qui aime les arbres et les trésors...

Les Pygmées racontés par l'ADN

Quand l'archéologie est impuissante, faites appel à la génétique ! Ce conseil est lancé dans la revue PLoS Genetics du 10 avril par une équipe de recherche internationale qui vient de retracer l'origine des Pygmées par l'étude de l'ADN. Dans les forêts humides et sombres où vivent ces chasseurs-cueilleurs, les derniers d'Afrique, les sols sont trop acides pour conserver les traces du passé. Ce n'est donc que grâce à l'étude du patrimoine génétique et de ses mutations qu'on peut remonter le fil du temps.
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Chef Indien MicMac

En 1676, un chef indien MicMac se gausse d'un groupe de français  pour la haute opinion qu'ils affichent à l'égarde de leur propre civilisation: "

Vous serez profondément déçus si vous pensez nous persuader que votre pays est meilleur que le nôtre. Si la france est comme vous le dites, un petit paradis terrestre, est-il censé de le quitter? Et pourquoi abandonner femmes, enfants, et amis, pourquoi risquer vos vies et vos biens chaque année, et pourquoi vous aventurer et prendre de tels risques, quelles que soit la saison, affronter les orages et les tempêtes de la mer, pour venir dans un pays étranger et barbare que vous considérez comme le plus pauvre et le plus malheureux de la terre? D'autant que nous sommes convaincus du contraire et ne prenons pas la peinde d'aller en France parce que nous craignons à juste titre de ne trouver là-bas que peu de satisfactions, puisque nous voyons ceux qui y sont nés la quitter chaque année  pour venir s'enrichir sur nos rivages... c'est avec un sentiment de compassion pour vous que dans la douceur de notre repos, nous admirons la peine que vous vous donnez nuit et jour pour vos navires. Dites-moi, si vous avez un peu de bon sens, lequel des deux  est le plsu sage, le plus heureux?: celui qui travaille sans cesse et qui n'obtient qu'à grand peine juste assez pour vivre ou celui qui se repose confortablement et trouve tout ce dont il a besoin dans les plaisirs de la chasse et de la pêche?"


Discrimination

Face à nos sociétés de plus en plus discriminantes, l'Indien, au contraire, discrimine et hiérarchise fort peu. Selon Jean-Patrick Costa (L'Homme-Nature ou l'alliance avec l'univers, ed. sang de la Terre, 2000), fin observateur et ami des Indiens d'Amazonie, aux questions du type "Quelle est la plus jolie femme de ton village?" ou encore "quelle est la nourriture que tu préfères?", la plupart des Indiens semble bien embarrasée pour répondre. Beaucoup le font après un certain temps d'hésitation: "toutes".  Une manière d'être qui atténue la compétition  entre eux. Même observation chez les Hopis d'Amérique du nord où les matches de football se terminent invariablement  par des matches nuls, issue qui satisfait le public et qui exclut les empoignades de fin de match...


Parole Huron

L'indien est libre parce qu'il est en paix avec lui-même et avec sa représentation du monde. Au XVIIième siécle, un Huron dit: "

Suis mon conseil et deviens Huron. Je vois clairement le profonde différence entre ta condition et la mienne. je suis le maître de ma condition; je suis le maître de mon corps; j'ai l'entière disposition de moi-même. je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme: je dépend seulement du grand Esprit. Il n'en ai aps de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamné à dépendre de ton  grand capitaine. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as à l'esprit. Tu as peur des voleurs, des faux témoins, des assassins, et tu dépends d'une infinité de personnes dont la place est située au dessus de la tienne. N'estce pas vrai? "


Indiens guaranis

Au Brésil, chez les indiens guaranis, les esprits de la forêt protègent les animaux et punissent le chasseur qui tue pour autre chose que sa nourriture. Ils punissent aussi ceux qui abattent les arbres sans raison. Les Indiens les prient pour se faire pardonner ce mal nécessaire: le sacrifice du gibier, tout en parlant au piège pourqu'il ne rate pas sa proie.


Pensée

Une vieille sage Wintu du nord de la Californie a dit:

"Les Blancs se moquent de la terre, du daim, ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, chassons le gibier, nous mangeons toute la viande. Lorsque nous brûlons l'herbe à cause des sauterelles, nous ne ruinons pas tout. Nous secouons les glands et les pommes de pin des arbres, mais nous n'utilisons que le bois mort. L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit "Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal!"; mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranlent jusqu'à la racine. Il scie les arbres, cela leur fait mal.

Les indiens ne font jamais de mal; alors que l'homme blanc démolit tout.  Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit: "Arrête, tu me fais mal!", mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu.

Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc? Partout où il la touche il laisse une plaie."


Pensée Kogi

"Nos coutumes et nos croyances sont comme une lumière qui éclaire le monde. Si cette lumièrevenait à s'éteindre, le monde basculerait dans l'obscurité et la mort. Les "civilisés" ne le savent pas, mais si nous n'étions pas là, le monde aurait déjà disparu"


Les peuples indigènes privés d’eau par les industries et les gouvernements

Survival International a rendu public aujourd'hui un rapport établissant que les droits fondamentaux d’accès à l’eau des peuples indigènes ne sont pas respectés.

Ce rapport est lancé à l’occasion de la célébration, le 22 mars, de la journée internationale de l'eau. Citant en exemple la situation de neuf peuples indigènes, il explique comment les ressources en eau des peuples indigènes sont détruites par les compagnies industrielles et les politiques gouvernementales.

Les sources d'eau traditionnellement utilisées par les peuples indigènes sont polluées, détournées ou simplement détruites par les industries ou les gouvernements dans leur propre intérêt. L'eau, qui autrefois était un élément essentiel à la vie d'une communauté, a été monopolisée par des structures ne recherchant que leur propre intérêt, abandonnant les peuples indigènes à la maladie et à la mort.

Tous les peuples indigènes dépendent étroitement de l’eau, tant pour leur santé que pour leur indépendance et leur existence même. Et elle est en train de disparaître.

Cliquez ici pour télécharger le rapport (en anglais).


Geneve et Lausanne!

Derniers représentants d’une civilisation précolombienne, les Indiens Kogi sont menacés de disparition.

L’histoire est un peu folle bien qu’ elle ne manque pas d’être cruelle pour les Indiens Kogi. Au nord de la Colombie, ces descendants de la civilisation des Tayronas, massacrés au XVIe siècle par les conquistadores, vivent aujourd’hui un autre cauchemar, celui de leur possible disparition. Repliés dans les hautes vallées de la Sierra - Nevada de Santa Marta, la plus haute chaîne côtière au monde, culminant à 5 800 mètres d’altitude et à moins de 45 km de la mer des Caraïbes, les Kogi sont au nombre de 12 000, plus du double si l’on inclut trois autres communautés, Aruacos, Arsarios et Wiwas, quand l’ensemble de cette population précolombienne était de 500 000 au moment de la conquête espagnole. La menace est bien réelle sur cette pyramide montagneuse, « centre du monde » et « mère terre », prise dans l’étau des violences entre paramilitaires et mouvements de guérilla (FARC et ELN), convoitée par les pilleurs de tombes et les colons, repaire également des narcotrafiquants...

 (Suite)