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Quelqu'un qui aime les arbres et les trésors...

Les ifs

Savez-vous pourquoi dans nos régions les cimetières sont traditionnellement ornés d'ifs ? Parce qu'ils symbolisent la longévité et que la toxicité de leurs feuilles en interdit l'accès au bétail (surtout à la campagne).

Ginkgo

Saviez-vous que le Ginkgo biloba est l’arbre qui résiste le mieux aux agressions extérieures comme la pollution urbaine et industrielle ainsi qu’aux intempéries ? Originaire de Chine et du Japon, il y a plus de 300 millions d'années, cet arbre est tout simplement extraordinaire ! On ne lui connaît ni parasites, ni chenilles, ni champignons, ni maladies qui pourraient restreindre son emploi dans les endroits les plus insolites.
 
Le ginkgo du temple d'Hiroshima 
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Records

L’arbre le plus haut : un séquoia de Californie. Il mesurait 112,47 m en 1963.

L’arbre le plus gros : un châtaignier en Sicile (Italie). Le tour de son tronc faisait 57 m en 1780, il avait entre 3'600 et 4'000 ans.

L’arbre le plus vieux : un pin de Californie estimé à 4’900 ans. Il a été abattu en 1963. Son successeur, appelé "Mathusalem", aurait près de 4’600 ans. En Grande-Bretagne, le chêne près de Nottingham où Robin des Bois et ses compagnons se cachaient a 800 ans.

L’arbre le plus petit : le saule arctique. Il mesure 2 cm et pousse jusqu'à 83o de latitude Nord.

L’arbre le plus volumineux : un séquoia de Lindsey Creek. Son tronc mesurait 2’549 m3 de volume, il pesait 3’300 tonnes et a été déraciné lors d'une tempête en 1’905. Encore vivant : un séquoia géant nommé "General Sherman" en Californie. Sa hauteur est de 84 m, sa circonférence de 31.3 m, son poids de 2’000 tonnes et son âge de 2'100 ans. Un autre, aux Etats-Unis également, avait une telle largeur (10 m) qu'un étroit tunnel routier a été creusé à travers sont tronc !


Prières de l'arbre

Homme, Ecoute-moi…

Par les froides nuits de novembre, je suis la chaleur de ton foyer !

C’est en me consumant moi-même que je peux te réchauffer !

Je suis l’ombrage rafraîchissant sous le soleil torride de l’été !

Je suis la charpente de ta maison et le toit de tes abris !

Je suis la planche de ta table et la chaise sur laquelle tu peux te reposer !

Je suis la voûte de tes églises et de tes cathédrales !

Je suis le lit dans lequel tu dors lorsque ta journée de labeur est terminée !

Je suis la matière vivante qui crée l’harmonie de ton violon et les sons harmonieux de ta flûte !

Je suis le bois avec lequel tu construits tes navires !

Je suis le manche de ta faucille, le patin de ton traîneau et la porte de ton enclos !

Je suis le coffret de tes biens, le rouleau qui façonne la pâte et la cuillère qui remue ton potage !

Je suis le berceau de ton enfant et je serai ton cercueil quand tu quitteras ce monde !

Homme, je suis ton ami ! Pourquoi, alors, es-tu si cruel envers moi ?

Pourquoi me détruits-tu ? Tu devrais me protéger puisque ta propre vie est intimement liée à la mienne… !!!


L'arbre et l'humanité

A travers le monde, la forêt représente non seulement un élément clé de la protection de l’environnement mais assure également la survie au quotidien de plus d’un milliard de personnes qui en sont tributaires.

L’arbre nous offre de nombreux produits (bois, fruits, ingrédients de médicaments, boissons, fourrage) et nous rend d’innombrables services tels que la  séquestration du carbone, l’ombre, des bienfaits esthétiques. L'arbre empêche l’érosion du sol et est essentiel à la fertilité de la terre.

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Sibérie et Scandinavie...

La Finlande, la Suède et la Norvège ne détiennent qu’un demi million de kilomètres carrés de forêt boréale (5 % de la taïga) mais ils ont commencé à l’exploiter, bien avant le Canada.
Ces pays approvisionnaient alors l’Europe et la sylviculture intensive y a détruit la plupart des forêts primaires jusque dans les îles. Pour des raisons d’abord économiques, les autorités scandinaves, soutenues par les populations rurales forestières, ont réalisé que leur patrimoine risquait d’être totalement anéanti dès le début du XXe siècle. Chaque pays a mis en place une gestion raisonnée basée sur le développement durable et créé des grands Parcs Nationaux où toute intervention agressive est prohibée. Malheureusement, la majorité des Lapons, autrefois nomades et appliquant une économie « écologique » ont été encouragés à se sédentariser et circulent à présent sur des engins motorisés tels que les motos neiges, parquent leurs rennes comme du bétail et l’élèvent de façon intensive et préfèrent être « Lapon-Yamaha » que Lapon traditionnel : un impact qui dégrade la forêt, dérange la faune et pollue, relançant les débats opposant homme et nature. La Russie, et en particulier la Sibérie - 73 % de la taïga - 800 millions d’hectares, représente un cas à part. Sans la révolution bolchevique, il est probable que son évolution aurait été proche de celle des pays scandinaves. Mais ici, la « planification » a épargné très tôt une partie des espaces boisés en soumettant la taïga à un régime forestier selon des fonctions projetées. 22 % ont été classées en Réserves de nature en relation avec la qualité des milieux naturels, mais aussi de leur rôle environnemental (protection contre l’érosion, berges de rivières …), 6 % en gestion biologique et enfin, 72 % ont été voués à une gestion extensive, avec renouvellement naturel, tout en privilégiant des objectifs économiques, ce qui a entraîné, bien entendu, des dégâts inestimables sur certains sites. 
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Alaska, Canada...

En moins d’un siècle, près de la moitié de la forêt boréale nord-américaine originelle a été détruite, souvent en coupes rases (80 % des pratiques), ce qui a entraîné une dégradation des sols et des phénomènes d’érosion importants. Tant que les amérindiens y vivaient, l’ensemble de la faune y prospérait et les incendies naturels ne faisaient que régénérer les milieux, vite colonisés par une nature omniprésente. L’arrivée des « blancs », et dans ces contrées, des trappeurs et des chercheurs d’or du XIXe siècle, immortalisés par Jack London, a marqué le début d’une appropriation de la nature, et en particulier des territoires de « chasse » des autochtones où les colons ont commencé par décimer les animaux à fourrure ou par contraindre les amérindiens à le faire en les corrompant. Cette période a également vu les populations de bisons (des forêts) puis de caribous fondre, à la fois sous une forte pression de chasse et avec les premiers défrichements agricoles.
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La taiga (suite de forêt boréale)

La forêt boréale offre plusieurs paradoxes : elle résulte, à ces latitudes extrêmes, de la fin de la dernière glaciation, voici environ 10 000 ans, quand elle a conquis les terres abandonnées par les glaces tout en reculant dans les pays tempérés, détrônée par les feuillus Soumis à des conditions climatiques et pédologues extrêmes, les arbres qui la composent se sont adaptés à ces rigueurs mais sont extrêmement sensibles à toute variation du milieu. Les sols où les conifères se sont réfugiés, appelés podzols, sont souvent réduits, très pauvres, et gelés une bonne partie de l’année. Les températures, à ces latitudes peuvent atteindre - 50° et la neige couvrir le sol au moins 4 mois par an.
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Les forêts boréales de Komi

Les forêts boréales de Komi, où vivent les habitants du même nom, couvrent plus de 3 millions d’hectares (plus que la surface de la Belgique). Elles ont été classées en 1996 « Patrimoine mondial naturel » par l’UNESCO, grâce à des associations écologistes comme Greenpeace. Cette première en Russie, protége la forêt de toute exploitation commerciale et industrielle. Les forêts de Komi, composées de taïga dense, de marais, de toundra et de tourbières abritent 43 espèces de mammifères dont l’ours, le loup, l’élan, le cerf, le castor, la martre, la zibeline, et 204 oiseaux différents. Déforestation (par des entreprises françaises et autrichiennes), braconnage, exploitations minières et pétrolières les menaçaient gravement. Aujourd’hui, une gestion écologique durable se met en place grâce au concours de naturalistes et de l’ensemble des acteurs locaux pour promouvoir un écotourisme respectueux de la nature et des hommes et une économie durable en accord avec le mode de vie traditionnel des Komis. Peut-être un exemple pour d’autres régions sibériennes…
 
Les forêts vierges de Komi couvrent 3,28 millions d'hectares de toundra et de toundra alpine dans l'Oural, ainsi qu'une des zones les plus vastes de forêts boréales encore vierges en Europe. Ces immenses étendues de conifères, trembles, bouleaux, tourbières, rivières et lacs sauvages, surveillées et étudiées depuis plus de cinquante ans, sont les précieux témoins des processus naturels composant la biodiversité de la taïga.

La forêt boréale

Aujourd’hui, moins d’un cinquième des forêts sont encore d’origine naturelle. Parmi elles, la forêt boréale ou taïga, représente la plus grande forêt primaire de l’hémisphère Nord avec près de 12 millions de kilomètres carrés, composés essentiellement de conifères. Elle s’étend des côtes du Pacifique à l’Atlantique, entre Alaska et Canada, aux pays scandinaves européens et à la Sibérie russe. En Amérique du Nord, la zone forestière représente 3500 km de végétation continue et sur le continent européen, cette bande boisée s’étend sur plus de 6500 km. Territoire sans frontières de peuples nomades dont les Amérindiens, Eyak, Chugak, Hupa, Iroquois, Cris, Inuits… et en Europe du Nord et de l’Est, des Lapons, des Tchouktches, des Yakoutes, des Komis, des Nenets…
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