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Quelqu'un qui aime les arbres et les trésors...

La Fondation scientifique pour la biodiversité vient d'être créée.

La Fondation scientifique pour la biodiversité vient d'être créée. Reste à lui donner les moyens de ses ambitions.

Trois ministres et secrétaires d'Etat français de l'Ecologie et de la Recherche, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse, et une brochette de chercheurs ont lancé hier la Fondation scientifique pour la biodiversité, en espérant enrôler le mécenat d'entreprise pour donner chair à ses ambitions.

Dans la foulée du Grenelle de l'environnement, la Fondation - vieux projet plusieurs fois remisé - vise à faire partager au plus grand nombre, le public mais aussi les milieux économiques, la connaissance des organismes vivants animaux et végétaux : plus de 10 millions d'espèces peuplent la Terre, 30 peut-être, dont à peine 1,75 millions sont aujourd'hui connues.

Or la sixième grande crise d'extinction est en cours et se déroule à un rythme de disparition des espèces 1.000 fois plus rapide que dans la situation naturelle, assurent certains scientifiques. En l'état, le budget annoncé ne correspond pas aux ambitions du Grenelle de doubler les crédits pour enrayer la perte de biodiversité : il sera essentiellement abondé par les organismes fondateurs, qui vont regrouper et mutualiser leurs moyens, a expliqué la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse. Huit grands organismes de recherche mettent leurs budgets en commun et apporteront 2,8 millions sur quatre ans, le ministère de la Recherche 830.000 euros chaque année et celui de l'Ecologie, 500.000. Pour le reste, le gouvernement compte lever de nouveaux moyens auprès du secteur privé.


Bush fait un geste fort pour l'environnement (ce qui relève du miracle...)

  

Pour la première fois depuis 1997, Washington va imposer à tous les Etats du pays des normes plus drastiques en matière de pollution de l'air à l'ozone.

Les grands pollueurs seraient-ils en train de se convertir à la lutte contre le réchauffement climatique ? Après la Chine qui a créé un ministère de l'Environnement - une priorité pour le Parti, selon les autorités de Pékin -, les Etats-Unis ont annoncé le premier renforcement depuis 1997 des normes fédérales de pollution de l'air à l'ozone.

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Des chercheurs français ouvrent un blog sur le climat: blogs.tv5.org/climats

Enjeu scientifique, le climat fait également, depuis quelques années, l'objet d'une attention médiatique soutenue. Une dizaine de chercheurs français de l'Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL) et du Laboratoire de météorologie dynamique (LMD) viennent d'en prendre acte en annonçant la relance d'un blog intitulé "Climats : réalités du changement climatique".

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BIOCARBURANTS : APPEL À UN MORATOIRE SUR LES MESURES EN FAVEUR DES BIOCARBURANTS

Une coalition de dix-huit ONG environnementales, représentées par Corporate Europe Advisory(1), appelle à un moratoire sur tous les objectifs et incitations en faveur des biocarburants, tant que leur impact social et environnemental n'aura pas été entièrement évalué.

Ces organisations font valoir leurs préoccupations dans une lettre adressée le 12 février aux ministres de l'Environnement de l'UE et au Comité des représentants permanents (Coreper), à la veille d'un débat sur la directive relative à la qualité des carburants qui devait avoir lieu au Coreper (voir Repère).

Dans cette lettre, elles demandent que la question de la « durabilité des biocarburants » soit abordée dans le cadre de la directive sur la qualité des carburants, plutôt que dans celui de la directive sur les énergies renouvelables (2), afin de ne pas prendre du retard sur le volet des énergies renouvelables non basées sur la biomasse.

Elles ajoutent que ce débat doit tenir compte des changements directs et indirects de l'utilisation des terres que généreront les biocarburants, des autres émissions indirectes (telles que les oxydes d'azote) qu'ils provoqueront, des questions sociales (droits de l'homme, droits du sol, souveraineté et sécurité alimentaire, droits sur l'eau, droits culturels, droit des peuples indigènes, droits du travail), ainsi que de leur impact sur l'environnement et la biodiversité. Un premier pas a été fait en ce sens par le PE qui a introduit le principe de durabilité dans la directive sur la qualité des carburants, disent les organisations, qui l'estiment cependant insuffisant.

S'agissant de la méthode de calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES), la lettre souligne que l'apport des biocarburants à la lutte contre le changement climatique doit être réexaminé, en prenant en compte la nouvelle affectation des sols et les effets indirects. Les valeurs par défaut reprises dans le projet de directive sur les renouvelables sont basées sur des calculs du Centre Commun de Recherche (CCR) de l'UE, rappellent les ONG. Or le CCR a précisé que ces données ne tiennent pas compte des changements directs et indirects découlant de l'utilisation des terres. Ne pas prendre ces éléments en considération risque de mettre en péril toute la politique « climat » de l'UE, concluent-elles.

La proposition de directive sur les spécifications relatives à l'essence, au carburant diesel et aux gazoles, ainsi que l'introduction d'un mécanisme permettant de surveiller et de réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des carburants utilisés dans le transport routier, a été présentée le 31 janvier 2007. Elle vise notamment à faciliter la réalisation des objectifs actuels et futurs de la Communauté en ce qui concerne les biocarburants.

(1) www.corporateeurope.org

(2) La proposition de directive sur les énergies renouvelables fait partie du paquet « énergie/climat » du 23 janvier 2008

Peut-on sauver l’humanité?

Je n’insisterai pas sur le diagnostic. Changement climatique, désertification, crise mondiale de l’eau, déforestation, dégradation des océans, pollution de l’air, des sols, de l’eau et des mers, érosion accélérée de la biodiversité: hélas, le tableau est connu.

Notre guerre à la planète risque d’avoir un coût de guerre mondiale, comme l’a rappelé le Rapport Stern.

Et ne risque-t-on pas la guerre tout court, face à la pénurie croissante des énergies fossiles et des ressources naturelles et aux 150 à 200 millions d’éco-réfugiés déjà anticipés?

Mais tous ces problèmes ne sont en fait que des symptômes. Le vrai problème est celui de la croissance matérielle dans un monde fini, posé dès 1972 par le Rapport au Club de Rome Limits to growth. Mais en 1972, l’humanité était en dessous des limites de la planète; maintenant nous sommes au-dessus, comme l’attestent les données que nous publions sur l’empreinte écologique.

Alors, peut-on encore sauver l’humanité? Oui, si nous réussissons à combiner la croissance et le développement durable, au lieu de les opposer. Mais comment? Il va nous falloir plus de science, plus de sobriété, moins de matière, plus de concret, et davantage d’éthique et de politique, et non pas moins.

Plus de science d’abord. Plus d’un pense: la techno science, voilà l’ennemi. Mais la main qui inflige la blessure est aussi celle qui la guérit. Nous ne parviendrons à sauver la planète et son hôte, l’espèce humaine, que si nous bâtissons des «sociétés du savoir», fondées sur l’éducation, la recherche et la prospective.

Pour sa part, l’Unesco édifie depuis des décennies une base mondiale de connaissances sur l’environnement et le développement durable, et ses programmes scientifiques mondiaux sur l’eau, les océans, les géosciences et la biosphère sont reconnus comme des ressources uniques.

Plus de sobriété: il va nous falloir inventer des modes de consommation moins dispendieux et plus efficaces. Trois ou quatre Planètes-Terre seraient en effet nécessaires si l’on étendait tels quels à la planète les styles présents de consommation de l’Amérique du Nord.

Moins de matière: il va nous falloir «dématérialiser» l’économie. Car peut-on arrêter la croissance? Probablement pas. Que faire alors? Réduire la consommation de ressources naturelles et de matières premières. Ce transfert de l’économie vers l’immatériel a déjà commencé, avec la révolution qui remplace les atomes par les bits, et qui est au principe des nouvelles technologies et des sociétés du savoir. La «dématérialisation» de la croissance pourrait même favoriser le développement du Sud, si le Nord s’engageait à dématérialiser un peu plus que le Sud pendant 50 ans. Mais la plus grande transformation de nos sociétés sera celle de nos attitudes: comment dématérialiser la production si nous restons matérialistes? Comment diminuer notre consommation si le consommateur en nous dévore le citoyen? La réponse, c’est l’éducation au développement durable.

Plus de concret: pour combler le fossé entre utopie et tyrannie du court terme, il faut des projets concrets et réalistes. Exemple: la biodiversité. Pour préserver les 34 zones écologiques les plus prioritaires, qui ne couvrent que 2,3% de la surface terrestre mais abritent 50% des espèces connues de plantes vasculaires et 42% des mammifères, oiseaux, reptiles et amphibies, il faudrait environ 50 milliards de dollars, soit moins de 0,1% du PIB mondial.

Un contrat naturel: nous avions le contrat social, qui liait les hommes, il nous faut maintenant nous lier à la nature. Si désormais nous protégeons espèces ou parcs naturels, c’est que peu à peu nous reconnaissons dans la nature un véritable sujet de droit. La vraie démocratie du futur sera prospective. L’éthique du futur saura y jeter un pont entre la croissance et le développement durable.

Nous avons reçu une seule planète en héritage. Mais la Terre est aujourd’hui un patrimoine en péril, et l’espèce humaine en danger. L’Unesco vient de publier Signons la paix avec la Terre ( Albin Michel/Ed. Unesco), troisième volume des «Entretiens du XXIe siècle» qui réunit, sous la direction de Jérôme Bindé, une quinzaine de scientifiques de premier plan. Nous avons réalisé une radiographie prospective de la crise écologique mondiale, accompagnée de propositions, dont je vais résumer l’essentiel.


L'Encyclopédie de la Vie présente 30.000 des 1,7 million de pages prévues

Les initiateurs de l'Encyclopédie de la Vie, qui vise à créer un site internet multimédia ouvert à tous et décrivant toutes les espèces connues, présentent mercredi les premières 30.000 pages des 1,8 million attendues d'ici 2017.

Lancée en mai 2007, cette encyclopédie donnera un libre accès à toutes les connaissances actuelles sur la biodiversité terrestre, permettant aussi de mieux la préserver face aux risques présentés par le réchauffement climatique et la surexploitation humaine.

Il faudra environ 10 ans pour créer l'ensemble des pages numériques qui contiendront toutes les espèces vivantes cataloguées depuis 250 ans par les scientifiques.

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Les invasions biologiques gagnent du terrain

Le nombre d'espèces colonisatrices flambe avec la montée des échanges commerciaux. Une étude dénombre pour la première fois leur importance.

Le nombre d'espèces invasives d'insectes connaît une augmentation sans précédent.

Le nombre d'espèces invasives d'insectes connaît une flambée sans précédent en Europe selon l'inventaire que viennent de réaliser pour la première fois 15 instituts de recherche réunis par le projet européen Daisie (Delivering Alien Invasive Species Inventories in Europe). « Entre 1950 et 1974, les chercheurs ont pu observer 8 nouvelles espèces d'insectes exotiques en moyenne chaque année (soit 201 en vingt-cinq ans). Depuis 2000, ce chiffre a grimpé à 17,5 espèces (soit 140 en huit ans) », explique Alain Roques, spécialiste des insectes forestiers à l'unité de recherche zoologique de l'Inra (Institut national de recherche agronomique).

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Une arche de Noé pour les plantes du monde entier en Norvège

Une banque génétique contenant les semences indispensables à l'agriculture et à l'alimentation a vu le jour sur l'archipel du Svalbard.

AU MILIEU de la mer Arctique, les îles du Svalbard sont battues par la neige et les vents glacés. Dans cet enfer blanc qui sort à peine de la nuit polaire, une lueur illumine la montagne qui domine Longyearbyen, la capitale. C'est là, dans les entrailles de l'île la plus connue, le Spitzberg, que se trouve le Svalbard Global Seed Vault, un refuge pour des millions de graines du monde entier. Cette arche de Noé végétale va devenir la plus grande banque génétique de semences au monde, un ultime conservatoire naturel pour l'humanité.

La forteresse a été inaugurée mardi. Le premier ministre norvégien Jens Stoltenberg, accompagné de la Prix Nobel de la paix Wangari Maathai, a pénétré dans le froid de la première chambre forte : 1 600 m ³ creusés à même le permafrost, une couche de sol gelé typique des latitudes polaires. Blé, canneberges et choux chinois ont été déposés dans des petits paquets hermétiquement scellés aux côtés de 268 000 autres échantillons de semences envoyés du Pérou, du Kenya ou encore du Canada.

L'empaquetage des graines et les contrôles sont assurés par NordGen, le centre de ressources génétiques norvégien. Au total, 100 millions de graines déshydratées sont pour l'instant réfrigérées à - 20 °C, la température idéale pour garder intactes les propriétés germinatives des graines pendant plusieurs années : 55 ans pour le tournesol et jusqu'à 20 000 ans pour le sorgho ! Les trois chambres de l'arche pourront contenir jusqu'à 4,5 millions d'échantillons.

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Les biocarburants, "un crime contre l'humanité"

Le rapporteur de l'ONU sur le droit à l'alimentation a condamné l'utilisation, de plus en plus croissante, de terres, jusque-là réservées aux cultures vivrières, pour la production de Biocarburants.

Jean Ziegler a plaidé pour un moratoire de l’ONU sur cette pratique qu'il qualifiée de "crime contre l'humanité", et qui fait monter les cours mondiaux des denrées alimentaires.

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Bonne Année à tous!