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Quelqu'un qui aime les arbres et les trésors...

Sommet de la FAO: la production alimentaire doit croître de 50%, les biocarburants épinglés

La controverse sur les biocarburants et les subventions agricoles a dominé mardi l'ouverture du sommet de la FAO à Rome, où le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a rappelé que la production alimentaire devait augmenter de 50% pour faire face aux besoins d'ici à 2030.

La flambée des cours des denrées alimentaires touche de plein fouet les pays les plus pauvres et a provoqué des émeutes en Afrique, dans les Caraïbes et en Asie.

Le directeur général de la FAO Jacques Diouf a rappelé que lors de la conférence sur la crise alimentaire réunie en 1996 à la FAO, 112 chefs d'Etat et de gouvernement avaient pris l'engagement "solennel" de réduire de moitié, à l'horizon 2015, le nombre de personnes qui ont faim dans le monde.

"Avec les tendances observées (actuellement), cet objectif serait atteint en 2150 au lieu de 2015", a-t-il averti mardi.

Dans son discours d'ouverture, M. Ban a appelé à "un plus grand degré de consensus international sur les biocarburants", qui sont soupçonnés d'aggraver la flambée des prix des denrées alimentaires, devant la cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Rome pour trois jours.

Le président brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva, dont le pays est le deuxième producteur d'éthanol après les Etats-Unis, a rétorqué que les biocarburants "n'étaient pas des bandits".

Ils peuvent "au contraire devenir un outil important pour sortir les pays de l'insécurité alimentaire", a-t-il plaidé.

Le secrétaire américain à l'Agriculture, Ed Schafer, a aussi estimé que les biocarburants n'avaient pas un "impact important sur les prix" alimentaires.

Dans son discours, M. Ban a par ailleurs souhaité que soient abandonnées "les politiques économiques qui créent des distorsions de marché" et sont soupçonnées d'aggraver la crise, plaidant en faveur d'un accord dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Intervenant dans la soirée, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a reconnu qu'il fallait "s'attaquer au problème des subventions qui créent des distorsions" des marchés et donnent un "avantage injuste" à certains pays.

M. Ban a aussi lancé un appel à l'arrêt des restrictions aux exportations alimentaires.

"Certains pays ont limité leurs exportations ou ont imposé des mesures de contrôle des prix. Ces politiques qui nuisent aux pays voisins ne peuvent pas fonctionner. Elles ne font que créer des distorsions de marché et contribuent à faire encore grimper les prix", a-t-il expliqué.

Profitant de cette rare tribune en Occident offerte par la FAO, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est livré à une attaque contre l'ONU, appelant à régler la crise alimentaire en dehors de cette instance.

"Comment les mécanismes de l'ONU peuvent-ils améliorer la situation alors que certaines puissances imposent leurs décisions au Conseil de sécurité et l'instrumentalisent ?", a-t-il lancé.

Lors d'une conférence de presse, il a prédit une nouvelle fois la disparition d'Israël, "que nous soyons impliqués ou non", accusant les Etats-Unis de n'avoir apporté au Moyen-Orient que "menaces, pressions et coercition".

Autre présence très contestée au sommet, celle du président du Zimbabwe Robert Mugabe qui a été vivement critiquée par plusieurs pays, en particulier la Grande-Bretagne, l'Australie, l'Allemagne et les Etats-Unis.

M. Mugabe a accusé Londres d'encourager les efforts des Occidentaux pour parvenir à "un changement illégal" du régime dans son pays, en l'affaiblissant économiquement.

"Sous la mauvaise gestion du président Mugabe, le Zimbabwe, qui était un exportateur de produits alimentaires, en est devenu un importateur net", a rétorqué depuis Washington le département d'Etat.

Robert Mugabe, interdit de séjour dans l'Union européenne (UE), a pu accéder au territoire italien grâce à une dérogation.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a répété ses critiques contre la FAO, qui selon lui assiste les pays en développement comme "des mendiants", et a déclaré être "déçu" par l'agence de l'ONU.


Fin de la conférence sur la biodiversité: des participants font état de progrès

La conférence de l'ONU sur la biodiversité s'est achevée le 30 mai 2008 à Bonn sur une note positive, des participants estimant que des progrès ont été accomplis en vue de protéger la diversité biologique de la Terre de la croissance démographique, de la pollution et du réchauffement climatique.

Les quelque 5.000 délégués de 191 pays qui ont assisté à la conférence de deux semaines dans l'ancienne capitale allemande ont abordé des questions comme la "bio-piraterie", les manipulations génétiques et les agrocarburants. Les délégués ont également réaffirmé un engagement à ralentir de manière drastique les disparitions d'espèces d'ici 2010.

Le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel a déclaré vendredi qu'il ne pensait pas que des "progrès réels" seraient réalisés "sur autant de points".

Les délégués ont convenu de lutter contre la bio-piraterie -la manipulation illégale de matériel génétique- avec une série de réglementations qui doivent être rédigées dans les deux prochaines années. La conférence a également estimé que les manipulations génétiques pour produire de nouvelles variétés d'arbre ne devraient être autorisées qu'après une évaluation des risques pour chaque programme de recherche.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) salue des "progrès" sur certains points, a souligné Gordon Shepherd, un responsable de l'ONG. Mais l'organisation de défense de l'environnement déplore aussi le fait que les participants ont échoué à adopter des objectifs et calendriers clairs sur des questions comme la perte de la biodiversité dans les forêts tropicales.

Plusieurs gouvernements ont promis des fonds pour protéger les forêts. La Norvège compte dépenser 600 millions d'euros par an pour leur préservation au cours des trois prochaines années. La chancelière allemande Angela Merkel avait annoncé mercredi que son pays dépenserait 500 millions d'euros au cours des quatre prochaines années pour la même cause, et 500 millions d'euros supplémentaires par an par la suite.

Un thème de discussion majeur de la conférence a porté sur les vertus écologiques très contestées des agrocarburants, également appelés biocarburants, et la pression que leur production à grande échelle pourrait exercer sur les récoltes et les forêts.

Les délégués se sont mis d'accord pour adopter une position plus tranchée sur les biocarburants lors de la prochaine conférence sur la biodiversité prévue pour 2010 à Nagoya, au Japon.

Les accords conclus cette semaine ont été officiellement baptisés le "Mandat de Bonn" et seront ajoutés à la Convention sur la diversité biologique de l'ONU.


Splendeur

 

Orchidée anatolienne


La "crise du riz", grave mais peut-être une chance pour l'Afrique à moyen terme

A la veille de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement en Afrique (TICAD), alors que le Japon ne sait que faire de son riz, des experts réunis au Bénin viennent de mettre en garde contre la dépendance de l'Afrique, une crise qui pourrait pourtant s'avérer bénéfique à moyen terme.

Même si les nouvelles variétés de riz adaptées aux sols africains ont permis en 2007 une augmentation de la production continentale de 6%, "on est loin de satisfaire la demande", estime le Centre Africain pour le riz (ADRAO, WARDA en anglais), basé à Cotonou, dans un document que s'est procuré l'AFP.

Ces gains de production, grâce notamment au Nerica (New Rice for Africa), une variété obtenue par l'ADRAO grâce à un croisement entre le riz africain et le riz asiatique, ont été effacés rapidement par une augmentation rapide de la consommation de riz de l'Afrique "qui importe 40%" de ses besoins, souligne le rapport.

Prenant le cas plus spécifique de l'Afrique de l'ouest, la grande région rizicole du continent, l'ADRAO indique qu'entre 2001 et 2005 la production a augmenté de 5,1% par an, tandis que dans le même temps la consommation s'est accrue de 6,5% chaque année.

Lors de la réunion TICAD IV à Yokohama, les participants vont notamment évaluer les résultats du Nerica, un projet vieux de plusieurs années financé par la Banque Africaine de Développement, le gouvernement japonais et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

"Dépendre autant du riz importé constitue la recette du désastre pour ce continent", déclare le patron de l'ADRAO Papa Abdoulaye Seck. "Si les gouvernements ne prennent pas immédiatement des mesures fortes, alors le démarrage économique que l'on connait actuellement dans de nombreuses parties de l'Afrique va s'évaporer. Nous avons besoin de solutions à court et long terme pour dynamiser la production locale de riz", dit-il encore.

Lancée en 2005 et prévue sur 5 ans, l'"Initiative Riz" de l'ADRAO dispose d'un budget de 35 millions de dollars.

L'ADRAO s'attendait "depuis au moins deux ans" à une crise du riz en Afrique en 2008 car, si l'Afrique représente "10 à 13 % de la population mondiale, elle absorbe 32% des importations mondiales et connaît un taux de croissance de sa consommation d'environ 4,5% par an", déclarait M. Seck en avril.

Pour faire face, l'ADRAO préconise notamment d'"augmenter significativement la part de la riziculture irriguée à haut rendement dans la production": moins de 10% actuellement contre plus de 50% en Asie.

Le centre suggère aussi de "promouvoir l'utilisation des variétés telles les dizaines de types de Nerica adaptés aux différents sols et qui ont "une valeur en protéine plus élevée de 25% par rapport au riz importé".

L'ADRAO préconise également un meilleur accès aux semences, la modernisation des techniques de culture, de diminuer les pertes à la récolte et post-récolte (entre 15 et 50% de la valeur marchande de la production).

Bref, l'ADRAO estime que paradoxalement la crise du riz pourrait à terme être une chance pour l'Afrique, lui donner un coup de fouet. "Nous avons en Afrique, au Sud du Sahara, 130 millions d'hectares de bas fonds dont 3,9 millions seulement sont en culture. Par contre en Asie, le pari n'est pas d'augmenter les superficies rizicoles mais plutôt de les maintenir", explique le centre.

"Pour éviter d'être otage des cours mondiaux, il n'y a pas de secret, on construit une agriculture compétitive et durable grâce à une combinaison intelligente de trois facteurs: technologies performantes, infrastructure de base et environnement assaini. Oui c'est possible d'inverser les tendances mais à moyen terme", conclut M. Seck.


Climat : l'ONU s'inquiète des atermoiements des pays industrialisés

Le patron de la lutte contre le changement climatique à l'ONU, Yvo de Boer, a dénoncé vendredi les atermoiements des pays industrialisés, en particulier l'attitude de l'Europe qu'il soupçonne de rétropédalage à l'approche du sommet du G8 en juillet au Japon.

"Nous avons vraiment besoin d'un coup d'accélérateur de la part des pays du G8, mais pour le moment je ne vois pas cet élan", a-t-il déclaré à l'AFP à la veille de la réunion des ministres de l'Environnement du G8 (les huit pays les industrialisés) qui s'ouvre samedi pour trois jours à Kobe, au Japon.

Réunion cruciale, insiste-t-il, puisque ce sera la dernière sur le sujet avant le sommet du G8 à Toyako début juillet. Les ministres présents devront avancer vers une déclaration commune des leaders du G8 - Japon, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Canada et Etats-Unis - donnant au reste du monde, notamment aux "Big Five", les cinq émergents désormais invités (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique), une "indication claire de ce qu'ils comptent faire".

Or le secrétaire exécutif de la Convention de l'Onu sur les changements climatiques, dans un rare mouvement d'humeur, s'agace ouvertement des pas d'esquive qu'il croit déceler chez les uns et les autres et de voir les discussions se concentrer sur des objectifs encore flous (réduction de - 25 à - 40% des émissions polluantes) à long terme (2050), alors qu'il est plus que temps selon lui de fixer une première date-butoir en 2020.

"Quand vous êtes un homme d'affaires avec des investissements à prévoir, vous avez plus besoin de savoir ce que les gouvernements envisagent en 2020 qu'à la mi-21è siècle".

Mais il y a pire encore, semble-t-il : une forme de désengagement de l'Europe qui avait pourtant pris la tête ces dernières années du combat climatique.

"Tout le monde a applaudi quand l'UE a annoncé l'an dernier qu'elle réduirait ses émissions de 20 voire 30% (d'ici 2020). Mais je vois bien qu'aujourd'hui elle est soumise à la pression de ses industriels".

Plusieurs fédérations (dont le ciment, la chimie, l'acier notamment) se sont émues des charges qu'allaient faire peser sur leurs activités les mesures de lutte contre l'effet de serre, craignant d'être livrées poings liés à la concurrence internationale.

"La grande question pour moi aujourd'hui est: qu'est ce que l'Europe est vraiment prête à faire pour intégrer les économies en développement à une réponse ciblée au changement climatique", poursuit Yvo de Boer.

Et l'idée évoquée par le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy - qui prendra le 1er juillet la présidence de l'UE - d'une taxe carbone aux frontières de l'UE pour pénaliser les importations en provenance de pays non soumis aux contraintes du Protocole de Kyoto manque d'à propos, juge-t-il.

En décembre, la communauté internationale a adopté la Feuille de route de Bali, qui fixe le cadre et le calendrier des négociations sur le futur régime international contre le réchauffement et y intègre à partir de 2012 les pays en développement et les Etats-Unis (seul pays industrialisé à ne pas avoir ratifié Kyoto).

"Annoncer au début d'une relation ce qu'on fera si ça ne marche pas ne me paraît pas la meilleure façon de bâtir la confiance", fait valoir M. de Boer, singulièrement irrité.


Le DDT, interdit depuis longtemps, présent chez des manchots

Le DDT, un pesticide interdit il y a plusieurs décennies dans la majeure partie de monde, est encore présent chez des manchots en Antarctique, probablement en raison de l'accumulation de cette substance chimique dans les glaciers, a déclaré une experte des oiseaux marins.

Les manchots Adélie contiennent depuis longtemps dans leurs tissus graisseux du DDT, qui ne s'y trouve toutefois pas dans des concentrations suffisantes pour nuire à leur santé, selon Heidi Geisz, de l'Institut de science marine de Virginie.

Mais des chercheurs ont été étonnés de voir que le niveau de DDT dans la graisse des pingouins n'avait pas baissé après qu'il eut été interdit d'utilisation à l'extérieur, dans les années 1970, aux Etats-Unis et dans d'autres pays.

D'abord repérée en 1964, alors que le DDT était encore très répandu, la présence de ce produit chimique chez les manchots Adélie a augmenté dans les années 1970 puis s'est stabilisée, a expliqué Geisz dans une interview téléphonique.

Dans une étude publiée par la revue spécialisée Environmental Science & Technology (Sciences et technologies de l'environnement), Geisz et ses collègues soulignent que les polluants organiques persistants tels que le DDT s'accumulent et se concentrent dans l'écosystème de l'Antarctique.

"Le DDT, ainsi que beaucoup d'autres polluants organiques, voyagent en fait dans l'atmosphère (...) en direction des régions polaires par un processus d'évaporation, puis de condensation dans des climats plus frais", a déclaré Geisz, expliquant comment le pesticide parvient dans les glaciers d'Antarctique.

CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le DDT a vu ses niveaux fortement baisser dans la faune de l'Arctique au cours des dix dernières années alors que la quantité de cette substance présente dans les manchots Adélie d'Antarctique est restée stable, note l'étude.

Le DDT est facile à détecter dans l'eau de fonte des glaciers, selon Geisz.

Les manchots Adélie se nourrissent de krill, un micro-organisme vivant dans l'eau de fonte des glaciers, et le DDT est ainsi acheminé, par le biais de la chaîne alimentaire, dans l'organisme des pingouins.

La quantité de DDT n'est pas suffisante pour nuire aux oiseaux, mais elle peut être mesurée dans les échantillons prélevés sur des cadavres de pingouins et sur leurs oeufs abandonnés, a expliqué Geisz.

Certains types d'oiseaux qui ingèrent le DDT, et notamment les oiseaux de proie, produisent des oeufs dont la coque est très mince et qui sont donc facilement écrasés par des oiseaux adultes. Geisz a dit que rien ne montrait que c'était le cas avec les oiseaux marins.

Le changement climatique est, dit-elle, un problème plus grave pour les manchots Adélie, qui se reproduisent dans la péninsule antarctique. Cette dernière, qui s'étend au nord vers l'Amérique latine, se réchauffe beaucoup plus vite que le reste du continent.

Le réchauffement dans la péninsule signifie "qu'il y a plus de neige et plus d'eau et que ces oeufs (ceux des manchots Adélie) sont mouillés puis gèlent", explique Geisz.

"Cela permet à des gens comme moi d'étudier les oeufs, mais ce n'est pas forcément idéal pour les pingouins."


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Un "poumon géant" pour combattre la pollution

On l'appelle le "super arbre", mais ses inventeurs préférent parler d'un "poumon géant" pour qualifier cette machine de cinq mètres de haut, aspirant les particules et les gaz nocifs tout en recrachant de l'oxygène, et qui pourrait être une solution pour les villes fortement polluées comme Lima, la capitale péruvienne.

Aujourd'hui, il n'existe qu'un prototype de cette machine: le PAU-20, qui fonctionne en face du ministère de la production, au centre de Lima, une des zones les plus polluées. Selon l'un de ses inventeurs, l'ingénieur Jorge Gutierrez, il en faudrait des dizaines, voire des centaines pour en mesurer les effets positifs dans une grande agglomération.

La machine, explique à l'AFP M. Gutierrez, permet de purifier 200.000 m3 d'air par jour, ce qui équivaut à la respiration de 20.000 personnes, et quant au gaz carbonique l'invention remplace avantageusement 1.200 arbres.

De plus, ce purificateur urbain "traite l'oxyde d'azote et l'oxyde sulfureux, retient les particules de carbone et de salpêtre, l'abestos des plaquettes de frein des voitures et jusqu'aux particules de caoutchouc provenant de l'usure des pneus".

Le PAU-20 ressemble à une grande boite bleue de 3,5 mètres sur 2,5 avec des grilles pour l'aspiration sur ses quatre côtés, placées très bas à 65 centimètre (juste à la hauteur des pots d'échappement) et mesure cinq mètres de haut.

Pour faire plus conviviale, les créateurs de l'engin ont placé sur une des cheminées de sortie de l'air purifié, une sorte de gros tube en plastique souple pour que les gens puissent passer leurs têtes à l'intérieur et respirer le bon air pur renvoyé par la machine.

"Beaucoup de gens restent là quelques minutes et affirment ensuite se sentir beaucoup mieux", raconte l'ingénieur.

M. Gutierrez explique que la machine filtre aussi les produits polluants que contient l'eau avec lequel elle fonctionne.

"L'eau qui sort de la machine peut contenir du salpêtre ou des particules de carbone, ce qui la rend non-potable mais elle peut être rejetée sans danger ou bien servir à arroser" les plantes, ajoute-t-il. L'analyse de la boue sortant de la machine peut en outre servir à connaître le milieu écologique.

Le scientifique assure que le purificateur d'air pourrait se montrer très utile pour une population comme celle qui habite à proximité de la grande mine poly-métallique d'Oroya (250 kms à l'est de Lima) considérée comme l'un des endroits les plus pollués de la planète à cause des particules de plomb. "Pour le genre de pollution régnant (à Oroya), la boue qui sortira de la machine devrait être enterrée" comme déchets dangereux, dit-il.

Selon son créateur, le prototype PAU-20, d'un coût moyen de 100.000 dollars, consomme une énergie de 2,8 kilowats par heure, "un peu plus qu'un aspirateur industriel" décrit-il avec fierté, et 60 litres d'eau quotidiennement. Dans l'avenir les constructeurs prévoient d'utiliser l'énergie solaire.

Plusieurs pays comme l'Espagne, les Etats-Unis, le Chili ou la Corée du sud ont déjà manifesté de l'intérêt, affirme M. Gutierrez en rappelant que pour lui et ses associés l'écologie parait être l'affaire du vingt-et-unième siècle. Dans cette optique, il travaille déjà sur des modèles de purificateurs pour les hôpitaux, les écoles, les maisons ou les appartements des particuliers.

"Une machine qui débarrasse des bactéries, de la poussière en suspension et qui t'oxygène l'air, que peut-il y avoir de mieux ?", lance-t-il avec enthousiasme.


La glace de l'Arctique fond plus vite que prévu

La glace du Groënland et de l'Arctique semble fondre plus rapidement que ce qu'ont prévu la plupart des experts du changement climatique, selon un rapport de l'organisation mondiale de protection de la nature WWF publié jeudi.

"La calotte glaciaire du Groënland, dont le volume atteint environ 2,9 millions de kilomètres cubes, rétrécit à un rythme rapide et pourrait contribuer davantage que ce qu'on estimait précédemment à la montée du niveau des mers au XXIe siècle", note WWF.

L'organisation indique aussi que le réchauffement de l'Arctique a réduit à la fois l'étendue et l'épaisseur des glaces marines de cette région septentrionale, ce qui les rend plus vulnérables au dégel estival.

De nombreux spécialistes du climat n'ont pas suffisamment pris en compte les forces motrices de ces tendances, notamment les interactions entre l'épaisseur de la glace marine et la température de l'eau, selon WWF.

L'accélération récente de la fonte des glaces marines n'est pas intégrée à la plupart des modèles, note l'organisation dans son étude qui passe en revue les recherches sur le réchauffement mondial depuis 2005, dont les documents publiés l'an dernier par le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

"Notre compréhension des impacts climatiques est en retard sur les changements que nous observons déjà dans l'Arctique", a déclaré Martin Sommerkorn, conseiller pour le changement climatique auprès du Programme pour l'Arctique de WWF.

"C'est extrêmement dangereux, car certains de ces changements de l'Arctique possèdent le potentiel de réchauffer la Terre nettement au-delà de ce que prévoient les modèles actuellement", a-t-il souligné.

WWF exhorte les pays de l'Arctique (Canada, Etats-Unis, Russie, Islande, Norvège, Suède, Finlande et Danemark en raison de son territoire du Groënland) à coopérer pour aider les populations de la région à s'adapter aux défis à venir.

"Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux qui éviteront un réchauffement persistant de l'Arctique et la perturbation du système climatique global qui en résulterait", a déclaré Sommerkorn.


Lilas