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Quelqu'un qui aime les arbres et les trésors...

Climat : l'ONU s'inquiète des atermoiements des pays industrialisés

Le patron de la lutte contre le changement climatique à l'ONU, Yvo de Boer, a dénoncé vendredi les atermoiements des pays industrialisés, en particulier l'attitude de l'Europe qu'il soupçonne de rétropédalage à l'approche du sommet du G8 en juillet au Japon.

"Nous avons vraiment besoin d'un coup d'accélérateur de la part des pays du G8, mais pour le moment je ne vois pas cet élan", a-t-il déclaré à l'AFP à la veille de la réunion des ministres de l'Environnement du G8 (les huit pays les industrialisés) qui s'ouvre samedi pour trois jours à Kobe, au Japon.

Réunion cruciale, insiste-t-il, puisque ce sera la dernière sur le sujet avant le sommet du G8 à Toyako début juillet. Les ministres présents devront avancer vers une déclaration commune des leaders du G8 - Japon, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Canada et Etats-Unis - donnant au reste du monde, notamment aux "Big Five", les cinq émergents désormais invités (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique), une "indication claire de ce qu'ils comptent faire".

Or le secrétaire exécutif de la Convention de l'Onu sur les changements climatiques, dans un rare mouvement d'humeur, s'agace ouvertement des pas d'esquive qu'il croit déceler chez les uns et les autres et de voir les discussions se concentrer sur des objectifs encore flous (réduction de - 25 à - 40% des émissions polluantes) à long terme (2050), alors qu'il est plus que temps selon lui de fixer une première date-butoir en 2020.

"Quand vous êtes un homme d'affaires avec des investissements à prévoir, vous avez plus besoin de savoir ce que les gouvernements envisagent en 2020 qu'à la mi-21è siècle".

Mais il y a pire encore, semble-t-il : une forme de désengagement de l'Europe qui avait pourtant pris la tête ces dernières années du combat climatique.

"Tout le monde a applaudi quand l'UE a annoncé l'an dernier qu'elle réduirait ses émissions de 20 voire 30% (d'ici 2020). Mais je vois bien qu'aujourd'hui elle est soumise à la pression de ses industriels".

Plusieurs fédérations (dont le ciment, la chimie, l'acier notamment) se sont émues des charges qu'allaient faire peser sur leurs activités les mesures de lutte contre l'effet de serre, craignant d'être livrées poings liés à la concurrence internationale.

"La grande question pour moi aujourd'hui est: qu'est ce que l'Europe est vraiment prête à faire pour intégrer les économies en développement à une réponse ciblée au changement climatique", poursuit Yvo de Boer.

Et l'idée évoquée par le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy - qui prendra le 1er juillet la présidence de l'UE - d'une taxe carbone aux frontières de l'UE pour pénaliser les importations en provenance de pays non soumis aux contraintes du Protocole de Kyoto manque d'à propos, juge-t-il.

En décembre, la communauté internationale a adopté la Feuille de route de Bali, qui fixe le cadre et le calendrier des négociations sur le futur régime international contre le réchauffement et y intègre à partir de 2012 les pays en développement et les Etats-Unis (seul pays industrialisé à ne pas avoir ratifié Kyoto).

"Annoncer au début d'une relation ce qu'on fera si ça ne marche pas ne me paraît pas la meilleure façon de bâtir la confiance", fait valoir M. de Boer, singulièrement irrité.


Le DDT, interdit depuis longtemps, présent chez des manchots

Le DDT, un pesticide interdit il y a plusieurs décennies dans la majeure partie de monde, est encore présent chez des manchots en Antarctique, probablement en raison de l'accumulation de cette substance chimique dans les glaciers, a déclaré une experte des oiseaux marins.

Les manchots Adélie contiennent depuis longtemps dans leurs tissus graisseux du DDT, qui ne s'y trouve toutefois pas dans des concentrations suffisantes pour nuire à leur santé, selon Heidi Geisz, de l'Institut de science marine de Virginie.

Mais des chercheurs ont été étonnés de voir que le niveau de DDT dans la graisse des pingouins n'avait pas baissé après qu'il eut été interdit d'utilisation à l'extérieur, dans les années 1970, aux Etats-Unis et dans d'autres pays.

D'abord repérée en 1964, alors que le DDT était encore très répandu, la présence de ce produit chimique chez les manchots Adélie a augmenté dans les années 1970 puis s'est stabilisée, a expliqué Geisz dans une interview téléphonique.

Dans une étude publiée par la revue spécialisée Environmental Science & Technology (Sciences et technologies de l'environnement), Geisz et ses collègues soulignent que les polluants organiques persistants tels que le DDT s'accumulent et se concentrent dans l'écosystème de l'Antarctique.

"Le DDT, ainsi que beaucoup d'autres polluants organiques, voyagent en fait dans l'atmosphère (...) en direction des régions polaires par un processus d'évaporation, puis de condensation dans des climats plus frais", a déclaré Geisz, expliquant comment le pesticide parvient dans les glaciers d'Antarctique.

CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le DDT a vu ses niveaux fortement baisser dans la faune de l'Arctique au cours des dix dernières années alors que la quantité de cette substance présente dans les manchots Adélie d'Antarctique est restée stable, note l'étude.

Le DDT est facile à détecter dans l'eau de fonte des glaciers, selon Geisz.

Les manchots Adélie se nourrissent de krill, un micro-organisme vivant dans l'eau de fonte des glaciers, et le DDT est ainsi acheminé, par le biais de la chaîne alimentaire, dans l'organisme des pingouins.

La quantité de DDT n'est pas suffisante pour nuire aux oiseaux, mais elle peut être mesurée dans les échantillons prélevés sur des cadavres de pingouins et sur leurs oeufs abandonnés, a expliqué Geisz.

Certains types d'oiseaux qui ingèrent le DDT, et notamment les oiseaux de proie, produisent des oeufs dont la coque est très mince et qui sont donc facilement écrasés par des oiseaux adultes. Geisz a dit que rien ne montrait que c'était le cas avec les oiseaux marins.

Le changement climatique est, dit-elle, un problème plus grave pour les manchots Adélie, qui se reproduisent dans la péninsule antarctique. Cette dernière, qui s'étend au nord vers l'Amérique latine, se réchauffe beaucoup plus vite que le reste du continent.

Le réchauffement dans la péninsule signifie "qu'il y a plus de neige et plus d'eau et que ces oeufs (ceux des manchots Adélie) sont mouillés puis gèlent", explique Geisz.

"Cela permet à des gens comme moi d'étudier les oeufs, mais ce n'est pas forcément idéal pour les pingouins."


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Voici un blog qui traîte des sujets qui nous intéressent:

 

http://lavieenvert.romandie.com/ 


Un "poumon géant" pour combattre la pollution

On l'appelle le "super arbre", mais ses inventeurs préférent parler d'un "poumon géant" pour qualifier cette machine de cinq mètres de haut, aspirant les particules et les gaz nocifs tout en recrachant de l'oxygène, et qui pourrait être une solution pour les villes fortement polluées comme Lima, la capitale péruvienne.

Aujourd'hui, il n'existe qu'un prototype de cette machine: le PAU-20, qui fonctionne en face du ministère de la production, au centre de Lima, une des zones les plus polluées. Selon l'un de ses inventeurs, l'ingénieur Jorge Gutierrez, il en faudrait des dizaines, voire des centaines pour en mesurer les effets positifs dans une grande agglomération.

La machine, explique à l'AFP M. Gutierrez, permet de purifier 200.000 m3 d'air par jour, ce qui équivaut à la respiration de 20.000 personnes, et quant au gaz carbonique l'invention remplace avantageusement 1.200 arbres.

De plus, ce purificateur urbain "traite l'oxyde d'azote et l'oxyde sulfureux, retient les particules de carbone et de salpêtre, l'abestos des plaquettes de frein des voitures et jusqu'aux particules de caoutchouc provenant de l'usure des pneus".

Le PAU-20 ressemble à une grande boite bleue de 3,5 mètres sur 2,5 avec des grilles pour l'aspiration sur ses quatre côtés, placées très bas à 65 centimètre (juste à la hauteur des pots d'échappement) et mesure cinq mètres de haut.

Pour faire plus conviviale, les créateurs de l'engin ont placé sur une des cheminées de sortie de l'air purifié, une sorte de gros tube en plastique souple pour que les gens puissent passer leurs têtes à l'intérieur et respirer le bon air pur renvoyé par la machine.

"Beaucoup de gens restent là quelques minutes et affirment ensuite se sentir beaucoup mieux", raconte l'ingénieur.

M. Gutierrez explique que la machine filtre aussi les produits polluants que contient l'eau avec lequel elle fonctionne.

"L'eau qui sort de la machine peut contenir du salpêtre ou des particules de carbone, ce qui la rend non-potable mais elle peut être rejetée sans danger ou bien servir à arroser" les plantes, ajoute-t-il. L'analyse de la boue sortant de la machine peut en outre servir à connaître le milieu écologique.

Le scientifique assure que le purificateur d'air pourrait se montrer très utile pour une population comme celle qui habite à proximité de la grande mine poly-métallique d'Oroya (250 kms à l'est de Lima) considérée comme l'un des endroits les plus pollués de la planète à cause des particules de plomb. "Pour le genre de pollution régnant (à Oroya), la boue qui sortira de la machine devrait être enterrée" comme déchets dangereux, dit-il.

Selon son créateur, le prototype PAU-20, d'un coût moyen de 100.000 dollars, consomme une énergie de 2,8 kilowats par heure, "un peu plus qu'un aspirateur industriel" décrit-il avec fierté, et 60 litres d'eau quotidiennement. Dans l'avenir les constructeurs prévoient d'utiliser l'énergie solaire.

Plusieurs pays comme l'Espagne, les Etats-Unis, le Chili ou la Corée du sud ont déjà manifesté de l'intérêt, affirme M. Gutierrez en rappelant que pour lui et ses associés l'écologie parait être l'affaire du vingt-et-unième siècle. Dans cette optique, il travaille déjà sur des modèles de purificateurs pour les hôpitaux, les écoles, les maisons ou les appartements des particuliers.

"Une machine qui débarrasse des bactéries, de la poussière en suspension et qui t'oxygène l'air, que peut-il y avoir de mieux ?", lance-t-il avec enthousiasme.


La glace de l'Arctique fond plus vite que prévu

La glace du Groënland et de l'Arctique semble fondre plus rapidement que ce qu'ont prévu la plupart des experts du changement climatique, selon un rapport de l'organisation mondiale de protection de la nature WWF publié jeudi.

"La calotte glaciaire du Groënland, dont le volume atteint environ 2,9 millions de kilomètres cubes, rétrécit à un rythme rapide et pourrait contribuer davantage que ce qu'on estimait précédemment à la montée du niveau des mers au XXIe siècle", note WWF.

L'organisation indique aussi que le réchauffement de l'Arctique a réduit à la fois l'étendue et l'épaisseur des glaces marines de cette région septentrionale, ce qui les rend plus vulnérables au dégel estival.

De nombreux spécialistes du climat n'ont pas suffisamment pris en compte les forces motrices de ces tendances, notamment les interactions entre l'épaisseur de la glace marine et la température de l'eau, selon WWF.

L'accélération récente de la fonte des glaces marines n'est pas intégrée à la plupart des modèles, note l'organisation dans son étude qui passe en revue les recherches sur le réchauffement mondial depuis 2005, dont les documents publiés l'an dernier par le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

"Notre compréhension des impacts climatiques est en retard sur les changements que nous observons déjà dans l'Arctique", a déclaré Martin Sommerkorn, conseiller pour le changement climatique auprès du Programme pour l'Arctique de WWF.

"C'est extrêmement dangereux, car certains de ces changements de l'Arctique possèdent le potentiel de réchauffer la Terre nettement au-delà de ce que prévoient les modèles actuellement", a-t-il souligné.

WWF exhorte les pays de l'Arctique (Canada, Etats-Unis, Russie, Islande, Norvège, Suède, Finlande et Danemark en raison de son territoire du Groënland) à coopérer pour aider les populations de la région à s'adapter aux défis à venir.

"Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux qui éviteront un réchauffement persistant de l'Arctique et la perturbation du système climatique global qui en résulterait", a déclaré Sommerkorn.


Comment se faire enterrer écolo ...

Réduire son empreinte écologique de son vivant ne suffit plus à mener une vie totalement "bio": alors que la tendance du mariage "vert" fait rage, l'heure est également à l'organisation de funérailles douces pour l'environnement.

La Grande-Bretagne, pays en pointe depuis déjà des années dans le domaine des funérailles écologiques, a là une longueur d'avance sur les Etats-Unis... C'est donc à Londres que se tenait samedi le Salon des Obsèques vertes du Natural Death Center (Centre pour une Mort Naturelle).

Du cercueil biodégradable aux urnes funéraires naturelles, les idées y abondaient pour bien mourir en minimisant les conséquences pour l'environnement. Le tout en gardant sur ce sujet délicat un humour très british...

"Les gens cherchent à réfléchir à la meilleure manière de vivre, et cela les amène aussi à penser à la meilleure manière de mourir", note Roslyn Cassidy, responsable de Green Endings, organisatrice de funérailles écologiques. Les gens savent qu'un enterrement, cela peut coûter cher, alors tant qu'à faire "ils veulent dépenser cet argent de manière écologique", dit-elle, cherchant à lutter contre les idées reçues: car des funérailles vertes peuvent être aussi fastueuses et chères que discrètes et bon marché, tout comme des funérailles traditionnelles.

Le concept est d'aider à protéger la planète en faisant le plus simple possible, mais les "éco-obsèques" peuvent être plus compliquées à organiser qu'on peut l'imaginer. Du coup, le "Natural Death Center" a publié un petit guide des funérailles vertes, et fixe des objectifs écologiques pour les cimetières.

"N'importe quelle obsèque peut être plus verte", note Michael Jarvis, le directeur du Centre.

Dans un enterrement vert, les corps ne sont pas embaumés, et sont vêtus de vêtements en fibres naturelles. Les militants considèrent que la réfrigération est plus écologique que l'embaumement des cadavres, pratiqué avec du formol qui peut polluer les eaux.

Le marché du cercueil biodégradable compte lui nombre de variantes: du cercueil en feutre, à celui en osier, en passant par le carton, aussi épais que le bois, qui peut être décoré par la famille, et biodégrable en trois mois.

"Le problème, c'est qu'ils sont un peu délicats à utiliser", note Oliver Peacock, directeur du cimetière "écolo" d'Oakfield Wood. "Ils ne sont pas très pratiques à transporter".

Oakfield Wood n'était qu'un pâturage lorsqu'il a ouvert en 1995. Il est aujourd'hui recouvert de plus de 1.600 arbres: chaque tombe est marquée par un arbre, et une plaque en bois.

Car la pierre tombale en marbre est plus qu'honnie par les adeptes des obsèques écolo: Jeremy Smite, de Green Endings, rappelle, si besoin est, que le marbre n'est pas une ressource renouvelable, et que l'exploitation et le transport sont fortement producteurs de carbone.

Pour ce qui est des crémations (70% des funérailles en Grande-Bretange), les cendres du défunt et ce qui reste du cercueil biodégradable sont placées dans des urnes en bambou, verre ou céramique.

A partir de 2010, la nouvelle législation britannique exigera des quantités moindres de mercure dans les plastiques et autres matériaux utilisés pour les cercueils. Tous les cercueils biodégradables respectent déjà ces normes.

Pour un enterrement vraiment respectueux de l'environnement, il y a aussi des choses toutes simples à faire: utiliser des voitures plus petites pour les cortèges, et renoncer aux corbillards et autres véhicules plus polluants...


Lilas

 


Climat: tir de barrage à Paris contre les intentions américaines

Les intentions américaines pour lutter contre le changement climatique ont concentré le feu des critiques à l'ouverture de la réunion des principales économies à Paris.

Dans un discours mercredi soir, le président George Bush a annoncé un plafonnement des émissions de gaz à effet de serre de son pays (GES) en 2025, alors que l'Union européenne, qui s'est assignée un objectif de moins 20%, voire moins 30% en 2020, vise les moins 50% au plan mondial pour 2050.

Pour les participants à la troisième édition des "MEM" (Major Economies Meeting) - les huit industrialisés du G8, les grands émergents comme la Chine ou l'Inde et l'Union européenne - ces propos sont perçus comme un "retour en arrière" par rapport aux engagements pris en décembre à Bali, lors de la conférence de l'ONU sur le climat.

Diplomate, le patron de la lutte contre le changement climatique à l'ONU, Yvo de Boer, a préféré sé réjouir d'avoir une "offre sur la table alors qu'on s'approche du sommet du G8" en juillet au Japon et de pouvoir la "comparer avec les propositions européennes".

Il a en revanche refusé d'estimer à ce stade à quel niveau d'émissions seraient les Etats-Unis d'ici 2025, déjà à +16% au-dessus du niveau de 1990.

En ouvrant les travaux, le ministre français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, qui préside la réunion, a insisté sur la nécessité d'un "objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre".

Alors que les débats se déroulent à huis-clos, plusieurs participants ont rapporté à l'AFP une réaction également vive du Commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, pour qui la position américaine est "décevante" et "n'aide pas à avancer", alors que la communauté internationale doit se hâter désormais vers la conclusion d'un accord pour 2009.

M. Dimas, selon ces sources, a également déploré que la Maison Blanche "brouille ainsi les frontières" entre pays industrialisés et pays en développement", alors que le but de l'exercice MEM est précisément d'ouvrir une ligne de dialogue souple et informelle avec les grands pays émergents, pour les convaincre d'intégrer un accord global avec des engagements précis.

Le premier à réagir dans la nuit, le ministre sud-africain de l'Environnement Marthinus van Schalkwyk, avait jugé la proposition "décevante", estimant que "l'administration américaine est isolée (...) face à la très grande majorité du reste du monde".

Pour sa part, James Connaughton, principal négociateur américain sur le climat, a plaidé le "réalisme": "tout le monde est pour des objectifs réalistes dans les plans d'action nationaux, reflétés dans un accord international", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Plus nous nous concentrons sur des objectifs économiques réalistes, mieux nous réussirons", a-t-il dit, soulignant que son pays s'est déjà assigné "des objectifs contraignants ambitieux" en termes d'efficacité énergétique, de part des renouvelables et notamment des agro-carburants pour les transports.

Il a également réaffirmé que son pays était "prêt à se joindre à un accord international contraignant. Pour peu que les principales économies en fassent autant".

Déclaration destinée notamment à la Chine, qui aurait dépassé récemment les Etats-Unis en volume d'émissions polluantes, et à l'Inde. Deux pays qui veillent à rappeler à chaque occasion aux pays occidentaux leur "responsabilité historique" dans le dérèglement du climat.


Le réchauffement rendrait les feux de forêt plus fréquents

Les feux de forêtpourraient gagner en intensité, en fréquence et en durée à mesure que le climat se réchauffe, accélérant ainsi le processus des changements climatiques et risquant de créer un cercle vicieux, ont prévenu des scientifiques.

Selon des chercheurs participant à la conférence de l'Union européenne des géosciences, à Vienne, les incendies pourraient s'étendre à des régions pour l'instant épargnées par le phénomène.

"La hausse des incendies pourrait être la principale conséquence précoce du changement climatique sur les forêts", a estimé Brian Amiro, de l'université canadienne du Manitoba.

"Nos forêts risquent davantage d'être victimes du réchauffement que de nous en protéger", a-t-il ajouté.

Plus de 200 incendies se sont déclenchés l'an dernier dans le sud-est de l'Europe, faisant 65 morts en Grèce.

Selon Amiro, le réchauffement cause davantage d'incendies qui, en libérant le carbone contenu dans les végétaux, accroissent à leur tour le réchauffement.

Les forêts stockent naturellement le carbone, mais le libèrent brutalement sous forme de dioxyde de carbone lorsqu'elles brûlent


Les biocarburants accusés d'exacerber la crise alimentaire

C'est une dénonciation sans appel : "La fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité." Jean Ziegler, le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, accuse les pays développés d'être responsables de l'importante inflation qui touche les denrées alimentaires. Une flambée des prix qui a entraîné des "émeutes de la faim" à Haïti et dans plusieurs pays d'Afrique et d'Asie.
 
Le rapporteur spécial vise plus particulièrement la politique de subventions aux cultures destinées aux biocarburants mise en place par les pays développés. "Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à 6 milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d'un crime contre l'humanité pour sa propre soif de carburant", explique-t-il dans une interview au quotidien Libération. Plus rentables parce que subventionnées, les cultures destinées à la fabrication de biocarburants tendent à remplacer les cultures alimentaires, provoquant une raréfaction de produits de base comme le maïs, et donc une augmentation des prix.

Les biocarburants sont élaborés à partir de graisses et de sucres tirés de végétaux comme le blé, le colza, le maïs ou la betterave, qui sont également cultivés pour l'alimentation. Les futures générations de biocarburants devraient utiliser des résidus – fanes ou pailles – de ces aliments, mais ils sont encore loin d'être prêts techniquement.

 

 
 (Suite)