OGM : la hausse des rendements contestée
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19 Avril 2009 à 18:19 dans
- Général
Depuis quelques semaines, de nombreux sites internet et blogs ont évoqué le nouveau projet de décret US "HR 875" (House of Representatives 875) qui vise à créer un nouvel organisme de "sécurité alimentaire pour la protection du consommateur" aux Etats-Unis, en clair un nouvel organisme d'empoisonnement alimentaire sous l'égide des multinationales.
La réglementation proposée serait tellement large qu'elle permettrait, éventuellement, d'interdire l'achat de crevettes à l'arrivée du bateau au port, l'achat de produits bios non irradiés, l'achat de lait cru à la ferme et bien évidemment la production de légumes dans les jardins familiaux.
Cette nouvelle réglementation est dans la logique désastreuse du Codex Alimentarius: c'est la main-mise de la mafia agro-alimentaire/semencière/pharmaceutique sur tout le vivant.
Le Nécro-Codex-Alimentarius, l'ennemi à abattre.
En 1676, un chef indien MicMac se gausse d'un groupe de français pour la haute opinion qu'ils affichent à l'égarde de leur propre civilisation: "
Vous serez profondément déçus si vous pensez nous persuader que votre pays est meilleur que le nôtre. Si la france est comme vous le dites, un petit paradis terrestre, est-il censé de le quitter? Et pourquoi abandonner femmes, enfants, et amis, pourquoi risquer vos vies et vos biens chaque année, et pourquoi vous aventurer et prendre de tels risques, quelles que soit la saison, affronter les orages et les tempêtes de la mer, pour venir dans un pays étranger et barbare que vous considérez comme le plus pauvre et le plus malheureux de la terre? D'autant que nous sommes convaincus du contraire et ne prenons pas la peinde d'aller en France parce que nous craignons à juste titre de ne trouver là-bas que peu de satisfactions, puisque nous voyons ceux qui y sont nés la quitter chaque année pour venir s'enrichir sur nos rivages... c'est avec un sentiment de compassion pour vous que dans la douceur de notre repos, nous admirons la peine que vous vous donnez nuit et jour pour vos navires. Dites-moi, si vous avez un peu de bon sens, lequel des deux est le plsu sage, le plus heureux?: celui qui travaille sans cesse et qui n'obtient qu'à grand peine juste assez pour vivre ou celui qui se repose confortablement et trouve tout ce dont il a besoin dans les plaisirs de la chasse et de la pêche?"
Face à nos sociétés de plus en plus discriminantes, l'Indien, au contraire, discrimine et hiérarchise fort peu. Selon Jean-Patrick Costa (L'Homme-Nature ou l'alliance avec l'univers, ed. sang de la Terre, 2000), fin observateur et ami des Indiens d'Amazonie, aux questions du type "Quelle est la plus jolie femme de ton village?" ou encore "quelle est la nourriture que tu préfères?", la plupart des Indiens semble bien embarrasée pour répondre. Beaucoup le font après un certain temps d'hésitation: "toutes". Une manière d'être qui atténue la compétition entre eux. Même observation chez les Hopis d'Amérique du nord où les matches de football se terminent invariablement par des matches nuls, issue qui satisfait le public et qui exclut les empoignades de fin de match...
L'indien est libre parce qu'il est en paix avec lui-même et avec sa représentation du monde. Au XVIIième siécle, un Huron dit: "
Suis mon conseil et deviens Huron. Je vois clairement le profonde différence entre ta condition et la mienne. je suis le maître de ma condition; je suis le maître de mon corps; j'ai l'entière disposition de moi-même. je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme: je dépend seulement du grand Esprit. Il n'en ai aps de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamné à dépendre de ton grand capitaine. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as à l'esprit. Tu as peur des voleurs, des faux témoins, des assassins, et tu dépends d'une infinité de personnes dont la place est située au dessus de la tienne. N'estce pas vrai? "
Au Brésil, chez les indiens guaranis, les esprits de la forêt protègent les animaux et punissent le chasseur qui tue pour autre chose que sa nourriture. Ils punissent aussi ceux qui abattent les arbres sans raison. Les Indiens les prient pour se faire pardonner ce mal nécessaire: le sacrifice du gibier, tout en parlant au piège pourqu'il ne rate pas sa proie.
Une vieille sage Wintu du nord de la Californie a dit:
"Les Blancs se moquent de la terre, du daim, ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, chassons le gibier, nous mangeons toute la viande. Lorsque nous brûlons l'herbe à cause des sauterelles, nous ne ruinons pas tout. Nous secouons les glands et les pommes de pin des arbres, mais nous n'utilisons que le bois mort. L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit "Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal!"; mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranlent jusqu'à la racine. Il scie les arbres, cela leur fait mal.
Les indiens ne font jamais de mal; alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit: "Arrête, tu me fais mal!", mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu.
Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc? Partout où il la touche il laisse une plaie."