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Quelqu'un qui aime les arbres et les trésors...

Les peuples indigènes privés d’eau par les industries et les gouvernements

Survival International a rendu public aujourd'hui un rapport établissant que les droits fondamentaux d’accès à l’eau des peuples indigènes ne sont pas respectés.

Ce rapport est lancé à l’occasion de la célébration, le 22 mars, de la journée internationale de l'eau. Citant en exemple la situation de neuf peuples indigènes, il explique comment les ressources en eau des peuples indigènes sont détruites par les compagnies industrielles et les politiques gouvernementales.

Les sources d'eau traditionnellement utilisées par les peuples indigènes sont polluées, détournées ou simplement détruites par les industries ou les gouvernements dans leur propre intérêt. L'eau, qui autrefois était un élément essentiel à la vie d'une communauté, a été monopolisée par des structures ne recherchant que leur propre intérêt, abandonnant les peuples indigènes à la maladie et à la mort.

Tous les peuples indigènes dépendent étroitement de l’eau, tant pour leur santé que pour leur indépendance et leur existence même. Et elle est en train de disparaître.

Cliquez ici pour télécharger le rapport (en anglais).


DARDILLY Deux expositions dédiées aux arbres

Deux expositions «Arbres et bois», comme le nom l'indique, consacrées à ces végétaux, s'installent à l'Aqueduc jusqu'au 14 juin.

La première, «les Arbres et bois, côté brut», apprendra à mieux connaître les arbres et leur immense variété. Cette exposition présente des herbiers, des échantillonnages d'écorces, de fruits d'essences de bois, de rondelles... Elle a également pour objectif de sensibiliser le public à l'environnement et aux écosystèmes. La seconde exposition «Arbres et bois, côté art» révèle l'arbre dans ses applications artistiques: lutheries, sculpture, tournage, jouets.

La première se poursuit jusqu'au 28 mars et du 31 mai au 14 juin pour la seconde.

Remarquablement construite par Jacky Viallard, de la maison de la rencontre d'Ecully, cette exposition donnera lieu à un deuxième vernissage vendredi 30 mai à 19 heures à l'Aqueduc.

Note

Expo «Arbres et bois, côté brut» jusqu'au 28 mars. Expo «Arbres et bois, côt» art», du 31 mai au 14 juin en collaboration avec la maison de la rencontre d'Ecully, le syndicat intercommunal des vallons de Serres et des Planches et en partenariat avec le service jeunes loisirs. Vernissage vendredi 30 mai à 19 heures.


Agronomie; Aurons-nous encore des fruits dans vingt ans ?

Une grande majorité des plantes dépendent de la pollinisation par les insectes. Problème : on craint la disparition massive des abeilles. Un mystère qui menacerait la production des fruits et légumes.

Que deviendrait notre planète si les abeilles disparaissaient ? Une question pas si futuriste que ça. Victimes de parasites, de la pollution par les pesticides ou du bouleversement de leurs habitats naturels, les abeilles disparaissent par millions chaque année. " On estime qu'autour de 30 % des espèces d'abeilles sont en danger en Europe. C'est considérable ", déclare Bernard Vaissière, chargé de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). Une étude publiée, le 15 février, par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur 120 colonies d'abeilles en France n'a pas permis de définir concrètement le rôle déterminant des pesticides sur la mortalité des apidés.

Un mystère persistant. Aux États-Unis, où l'on parle d'un " syndrome d'effondrement des colonies ", 25 % du cheptel aurait disparu rien que pendant l'hiver 2006-2007. Une situation qui se retrouve également au sein des colonies sauvages sur toute la planète. Et c'est là que se pose le vrai problème : au-delà de l'inquiétude que provoque cette baisse importante des colonies d'abeilles, c'est un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité qui risque d'arriver dans les années à venir. Au-delà des conséquences économiques directes pour le secteur de l'apiculture, l'agriculture mondiale serait elle-même menacée à long terme.

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La Fondation scientifique pour la biodiversité vient d'être créée.

La Fondation scientifique pour la biodiversité vient d'être créée. Reste à lui donner les moyens de ses ambitions.

Trois ministres et secrétaires d'Etat français de l'Ecologie et de la Recherche, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse, et une brochette de chercheurs ont lancé hier la Fondation scientifique pour la biodiversité, en espérant enrôler le mécenat d'entreprise pour donner chair à ses ambitions.

Dans la foulée du Grenelle de l'environnement, la Fondation - vieux projet plusieurs fois remisé - vise à faire partager au plus grand nombre, le public mais aussi les milieux économiques, la connaissance des organismes vivants animaux et végétaux : plus de 10 millions d'espèces peuplent la Terre, 30 peut-être, dont à peine 1,75 millions sont aujourd'hui connues.

Or la sixième grande crise d'extinction est en cours et se déroule à un rythme de disparition des espèces 1.000 fois plus rapide que dans la situation naturelle, assurent certains scientifiques. En l'état, le budget annoncé ne correspond pas aux ambitions du Grenelle de doubler les crédits pour enrayer la perte de biodiversité : il sera essentiellement abondé par les organismes fondateurs, qui vont regrouper et mutualiser leurs moyens, a expliqué la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse. Huit grands organismes de recherche mettent leurs budgets en commun et apporteront 2,8 millions sur quatre ans, le ministère de la Recherche 830.000 euros chaque année et celui de l'Ecologie, 500.000. Pour le reste, le gouvernement compte lever de nouveaux moyens auprès du secteur privé.


Bush fait un geste fort pour l'environnement (ce qui relève du miracle...)

  

Pour la première fois depuis 1997, Washington va imposer à tous les Etats du pays des normes plus drastiques en matière de pollution de l'air à l'ozone.

Les grands pollueurs seraient-ils en train de se convertir à la lutte contre le réchauffement climatique ? Après la Chine qui a créé un ministère de l'Environnement - une priorité pour le Parti, selon les autorités de Pékin -, les Etats-Unis ont annoncé le premier renforcement depuis 1997 des normes fédérales de pollution de l'air à l'ozone.

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Des chercheurs français ouvrent un blog sur le climat: blogs.tv5.org/climats

Enjeu scientifique, le climat fait également, depuis quelques années, l'objet d'une attention médiatique soutenue. Une dizaine de chercheurs français de l'Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL) et du Laboratoire de météorologie dynamique (LMD) viennent d'en prendre acte en annonçant la relance d'un blog intitulé "Climats : réalités du changement climatique".

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BIOCARBURANTS : APPEL À UN MORATOIRE SUR LES MESURES EN FAVEUR DES BIOCARBURANTS

Une coalition de dix-huit ONG environnementales, représentées par Corporate Europe Advisory(1), appelle à un moratoire sur tous les objectifs et incitations en faveur des biocarburants, tant que leur impact social et environnemental n'aura pas été entièrement évalué.

Ces organisations font valoir leurs préoccupations dans une lettre adressée le 12 février aux ministres de l'Environnement de l'UE et au Comité des représentants permanents (Coreper), à la veille d'un débat sur la directive relative à la qualité des carburants qui devait avoir lieu au Coreper (voir Repère).

Dans cette lettre, elles demandent que la question de la « durabilité des biocarburants » soit abordée dans le cadre de la directive sur la qualité des carburants, plutôt que dans celui de la directive sur les énergies renouvelables (2), afin de ne pas prendre du retard sur le volet des énergies renouvelables non basées sur la biomasse.

Elles ajoutent que ce débat doit tenir compte des changements directs et indirects de l'utilisation des terres que généreront les biocarburants, des autres émissions indirectes (telles que les oxydes d'azote) qu'ils provoqueront, des questions sociales (droits de l'homme, droits du sol, souveraineté et sécurité alimentaire, droits sur l'eau, droits culturels, droit des peuples indigènes, droits du travail), ainsi que de leur impact sur l'environnement et la biodiversité. Un premier pas a été fait en ce sens par le PE qui a introduit le principe de durabilité dans la directive sur la qualité des carburants, disent les organisations, qui l'estiment cependant insuffisant.

S'agissant de la méthode de calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES), la lettre souligne que l'apport des biocarburants à la lutte contre le changement climatique doit être réexaminé, en prenant en compte la nouvelle affectation des sols et les effets indirects. Les valeurs par défaut reprises dans le projet de directive sur les renouvelables sont basées sur des calculs du Centre Commun de Recherche (CCR) de l'UE, rappellent les ONG. Or le CCR a précisé que ces données ne tiennent pas compte des changements directs et indirects découlant de l'utilisation des terres. Ne pas prendre ces éléments en considération risque de mettre en péril toute la politique « climat » de l'UE, concluent-elles.

La proposition de directive sur les spécifications relatives à l'essence, au carburant diesel et aux gazoles, ainsi que l'introduction d'un mécanisme permettant de surveiller et de réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des carburants utilisés dans le transport routier, a été présentée le 31 janvier 2007. Elle vise notamment à faciliter la réalisation des objectifs actuels et futurs de la Communauté en ce qui concerne les biocarburants.

(1) www.corporateeurope.org

(2) La proposition de directive sur les énergies renouvelables fait partie du paquet « énergie/climat » du 23 janvier 2008

Peut-on sauver l’humanité?

Je n’insisterai pas sur le diagnostic. Changement climatique, désertification, crise mondiale de l’eau, déforestation, dégradation des océans, pollution de l’air, des sols, de l’eau et des mers, érosion accélérée de la biodiversité: hélas, le tableau est connu.

Notre guerre à la planète risque d’avoir un coût de guerre mondiale, comme l’a rappelé le Rapport Stern.

Et ne risque-t-on pas la guerre tout court, face à la pénurie croissante des énergies fossiles et des ressources naturelles et aux 150 à 200 millions d’éco-réfugiés déjà anticipés?

Mais tous ces problèmes ne sont en fait que des symptômes. Le vrai problème est celui de la croissance matérielle dans un monde fini, posé dès 1972 par le Rapport au Club de Rome Limits to growth. Mais en 1972, l’humanité était en dessous des limites de la planète; maintenant nous sommes au-dessus, comme l’attestent les données que nous publions sur l’empreinte écologique.

Alors, peut-on encore sauver l’humanité? Oui, si nous réussissons à combiner la croissance et le développement durable, au lieu de les opposer. Mais comment? Il va nous falloir plus de science, plus de sobriété, moins de matière, plus de concret, et davantage d’éthique et de politique, et non pas moins.

Plus de science d’abord. Plus d’un pense: la techno science, voilà l’ennemi. Mais la main qui inflige la blessure est aussi celle qui la guérit. Nous ne parviendrons à sauver la planète et son hôte, l’espèce humaine, que si nous bâtissons des «sociétés du savoir», fondées sur l’éducation, la recherche et la prospective.

Pour sa part, l’Unesco édifie depuis des décennies une base mondiale de connaissances sur l’environnement et le développement durable, et ses programmes scientifiques mondiaux sur l’eau, les océans, les géosciences et la biosphère sont reconnus comme des ressources uniques.

Plus de sobriété: il va nous falloir inventer des modes de consommation moins dispendieux et plus efficaces. Trois ou quatre Planètes-Terre seraient en effet nécessaires si l’on étendait tels quels à la planète les styles présents de consommation de l’Amérique du Nord.

Moins de matière: il va nous falloir «dématérialiser» l’économie. Car peut-on arrêter la croissance? Probablement pas. Que faire alors? Réduire la consommation de ressources naturelles et de matières premières. Ce transfert de l’économie vers l’immatériel a déjà commencé, avec la révolution qui remplace les atomes par les bits, et qui est au principe des nouvelles technologies et des sociétés du savoir. La «dématérialisation» de la croissance pourrait même favoriser le développement du Sud, si le Nord s’engageait à dématérialiser un peu plus que le Sud pendant 50 ans. Mais la plus grande transformation de nos sociétés sera celle de nos attitudes: comment dématérialiser la production si nous restons matérialistes? Comment diminuer notre consommation si le consommateur en nous dévore le citoyen? La réponse, c’est l’éducation au développement durable.

Plus de concret: pour combler le fossé entre utopie et tyrannie du court terme, il faut des projets concrets et réalistes. Exemple: la biodiversité. Pour préserver les 34 zones écologiques les plus prioritaires, qui ne couvrent que 2,3% de la surface terrestre mais abritent 50% des espèces connues de plantes vasculaires et 42% des mammifères, oiseaux, reptiles et amphibies, il faudrait environ 50 milliards de dollars, soit moins de 0,1% du PIB mondial.

Un contrat naturel: nous avions le contrat social, qui liait les hommes, il nous faut maintenant nous lier à la nature. Si désormais nous protégeons espèces ou parcs naturels, c’est que peu à peu nous reconnaissons dans la nature un véritable sujet de droit. La vraie démocratie du futur sera prospective. L’éthique du futur saura y jeter un pont entre la croissance et le développement durable.

Nous avons reçu une seule planète en héritage. Mais la Terre est aujourd’hui un patrimoine en péril, et l’espèce humaine en danger. L’Unesco vient de publier Signons la paix avec la Terre ( Albin Michel/Ed. Unesco), troisième volume des «Entretiens du XXIe siècle» qui réunit, sous la direction de Jérôme Bindé, une quinzaine de scientifiques de premier plan. Nous avons réalisé une radiographie prospective de la crise écologique mondiale, accompagnée de propositions, dont je vais résumer l’essentiel.


L'Encyclopédie de la Vie présente 30.000 des 1,7 million de pages prévues

Les initiateurs de l'Encyclopédie de la Vie, qui vise à créer un site internet multimédia ouvert à tous et décrivant toutes les espèces connues, présentent mercredi les premières 30.000 pages des 1,8 million attendues d'ici 2017.

Lancée en mai 2007, cette encyclopédie donnera un libre accès à toutes les connaissances actuelles sur la biodiversité terrestre, permettant aussi de mieux la préserver face aux risques présentés par le réchauffement climatique et la surexploitation humaine.

Il faudra environ 10 ans pour créer l'ensemble des pages numériques qui contiendront toutes les espèces vivantes cataloguées depuis 250 ans par les scientifiques.

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Halte au déboisement de la Léraba

Dans ce pays dit des Hommes intègres, les forêts classées ne le sont que de nom tant elles subissent la folie dévastatrice des humains. Feu de brousse par-ci, coupe abusive du bois par-là avec, parfois, l'aval de l'autorité comme c'est le cas dans la Léraba, qui a dicté le plaidoyer ci-après.

La Léraba située à l'ouest de la province de la Comoé, à 50 km de Banfora, la capitale régionale, est partie intégrante de la région des Cascades.

Elle a pour capitale Sindou, la douce et charmante cité des Pics. Au plan géographique, la Léraba représente l'une des plus petites entités territoriales de notre pays, mais aussi et actuellement, l'une des zones les plus verdoyantes, les plus arrosées (1 300 à 1 400 mm de pluies par an), l'un des greniers céréaliers du Burkina Faso.

Mais hélas, sous les effets conjugués et néfastes de la coupe abusive du bois, du défrichage, des méthodes culturales archaïques, des feux de brousse, on assiste, impuissamment, désespérément à la disparition des galeries forestières, à la dégradation du couvert végétal et des sols, en d'autres termes à une véritable "sahélisation" de la Léraba ! Pour mettre rapidement un terme à tous ces agissements nuisibles à la végétation et aux sols, l'éducation, la formation des acteurs, les conseils doublés de coercition pour les réfractaires, sont indispensables et nécessaires. De même s'impose l'accroissement du nombre des agents chargés de la gestion de l'environnement.

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