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Quelqu'un qui aime les arbres et les trésors...

Quand l'oasis reverdit

Il faut du temps, beaucoup de temps, pour rejoindre l'oasis d'Asrir, aux portes du Sahara, à 800 km au sud de la capitale du Maroc, Rabat. Il faut rouler, prendre l'avion, et rouler encore, sur des routes de plus en plus défoncées. Mais au bout du voyage nous attend, dit-on, le paradis. "L'oasis, c'est le début du paradis quand on arrive du désert, au sud, et la fin du paradis quand on vient des zones arrosées, au nord", dit en riant Mbarak Nafaoui, le maire d'Asrir. Au-delà, il n'y a plus d'eau, plus d'arbres, rien que du vent et de la pierre.

Un bijou de verdure émerge de la pâleur du désert. La vision est en effet idyllique. Mais la réalité l'est beaucoup moins. La palmeraie est envahie par le sable. Les palmiers abandonnés étouffent sous les branches mortes. Des maisons en pisé, vidées de leurs habitants, se désagrègent. Asrir est en sursis. "Le problème, c'est l'eau, explique un agriculteur, Lahcen Taharo, en menant à ses parcelles. J'ai 40 ans, et j'ai vu le niveau de l'eau baisser de moitié. Si ça continue comme ça, l'oasis va mourir. Et nous avec."

Lahcen Taharo ne peut plus irriguer que la moitié de ses terres. Les rescapées sont de magnifiques jardins, des modèles d'agriculture oasienne "en trois strates", comme disent les agronomes. En haut, la voûte sombre des palmiers dattiers conserve l'humidité. Au-dessous poussent des grenadiers et des figuiers et, au sol, des céréales et de la luzerne. L'ensemble est arrosé par une eau tirée du sous-sol, acheminée par des canaux.

 (Suite)

Le statut des réfugiés climatiques

Inondations ici, désertification là, catastrophes naturelles à répétition ailleurs : le changement climatique ne concerne pas seulement, de façon générale, l'avenir de la planète, mais, très concrètement, le sort de populations entières, victimes de ces dérèglements.

Des Maldives aux Kiribati en passant par les îles Carteret, la fuite des hommes devant la montée des océans a déjà commencé. Aucun barrage ne tiendra contre le Pacifique. Ce n'est qu'un début. Demain, des territoires aussi peuplés que les deltas du Mékong, du Gange ou du Nil, ou ceux des côtes hollandaises, seront menacés par la montée des eaux et confrontés à des exodes environnementaux de grande ampleur. A l'inverse, réchauffement et désertification pousseront des communautés, voire des peuples, vers des régions moins inhospitalières.

Le rapport très récent de l'ONG Care et du Centre pour un réseau international d'information sur les sciences de la Terre de l'université de Columbia est éloquent : d'ici à 2050, ce sont quelque 200 millions de personnes qui seront vraisemblablement contraintes d'émigrer vers d'autres régions, voire d'autres pays. Ces "réfugiés climatiques" ne s'ajouteront pas seulement aux quelque 40 millions de réfugiés politiques déjà répertoriés, fin 2008, par le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies. Ils viendront également grossir les flux de l'immigration économique.

Les pays les plus développés ne sauraient fermer les yeux - ou leurs frontières - devant ces "éco-réfugiés" venant, pour la plupart, des régions moins développées du Sud, qui subissent le plus lourdement l'impact du changement climatique. Les pays du Nord en sont les premiers responsables ; la justice et l'équité leur imposent d'imaginer et de proposer des mécanismes d'assistance que les pays pauvres n'ont pas les moyens de mettre en oeuvre. La négociation internationale de Copenhague sur la lutte contre le changement climatique, à la fin de l'année, doit leur en fournir l'occasion.

Le premier pas est juridique. Il faut définir et reconnaître un statut à part entière du "réfugié climatique" : celui-ci n'est pas contraint de se déplacer parce qu'il serait victime de persécutions comme le "réfugié politique" défini par la convention de l'ONU de 1951 ; il est chassé de son territoire par les dérèglements environnementaux. Ce préalable levé, seules une mobilisation et une coopération internationales permettront de prévenir, au-delà de la crise écologique, d'inacceptables désastres humanitaires.

 
Le 10 juin 2009, l'Institut pour l'environnement et la sécurité humaine de l'Université des Nations unies publiait un rapport, réalisé par l'ONG Care et le Centre pour le réseau international d'information en sciences de la terre de l'université de Columbia, qui soulignait le développement des flux migratoires dus au changement climatique. D'ici à 2050, ces migrations devraient concerner 200 millions de personnes. Il n'y a aucun statut pour les réfugiés climatiques.
 (Suite)

Non aux OGM

Ingrédients:

Quinze parcelles de colza de la société Bayer Crop Science ont été contaminées en Belgique par des organismes génétiquement modifiés non autorisés en Europe.

 

Onze pays de l'Union européenne ont réclamé la possibilité d'interdire la culture de semences génétiquement modifiées sur leur territoire, dans une lettre dont l'AFP a obtenu une copie vendredi.

L'Autriche, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas et la Slovénie demandent que cette possibilité soit discutée lors du prochain conseil des ministres de l'Environnement le 25 juin à Luxembourg.

Le processus d'autorisation des OGM est actuellement paralysé par la méfiance de l'opinion publique en raison des incertitudes entourant leurs éventuelles conséquences pour la santé et l'environnement.

 

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La déforestation de l'Amazonie, mirage économique pour les Brésiliens

Non seulement la déforestation progressive de l'Amazonie a des conséquences néfastes sur l'environnement du Brésil et de la planète, mais elle ne profite guère à moyen terme, économiquement et humainement, aux populations qui y participent ou qui l'accompagnent en s'implantant dans les régions déboisées. Telle est la conclusion essentielle d'une étude de terrain conduite par une équipe internationale de six chercheurs et publiée, vendredi 12 juin, par la revue américaine Science.
 

Selon les auteurs de l'enquête, le déboisement entraîne, au stade initial, une amélioration du sort des populations locales, qui se reflète dans l'indice de développement humain (IDH). Cet indice, adopté par les Nations unies, est calculé à partir de trois critères : l'espérance de vie, le niveau de vie et le taux d'alphabétisation.

Il progresse aussi vite, ou plus vite, le long de la frontière du déboisement que la moyenne nationale brésilienne. Mais, à mesure que cette frontière se déplace, les progrès du développement humain s'amenuisent : ce dernier retrouve dans les régions déjà déboisées un niveau comparable - et bas - à celui qu'on enregistre dans les zones non déboisées.

La déforestation et l'extension de l'agriculture et de l'élevage aux dépens de la forêt attirent sur la frontière des "migrants" en tout genre - gros fermiers, petits "colons", paysans sans terre, forestiers, commerçants, chercheurs d'or - en quête de profits ou simplement d'une vie meilleure. L'arrivée de ces Brésiliens, moins démunis que la population locale, contribue partiellement aux progrès de l'IDH. Mais nombre d'entre eux sont aussi plus pauvres et moins éduqués que la moyenne nationale. Le boom du développement tient donc surtout à l'exploitation des ressources naturelles, facilitée par un meilleur écoulement des produits grâce aux nouvelles routes goudronnées, et à l'implantation du réseau gouvernemental éducatif et sanitaire.

Ces progrès sont pourtant éphémères. L'IDH baisse assez vite dans les localités des régions déboisées, en phase avec le déclin de productivité des activités économiques qu'entraîne, par exemple, l'épuisement des ressources en bois ou la dégradation des pâturages. Au début des années 1990, rappelle l'étude, plus de 75 % des terres déboisées en Amazonie étaient vouées à l'élevage, et plus d'un tiers ont déjà été abandonnées.

Cette enquête porte sur 286 municipalités, à divers stades de déforestation, qui regroupent l'immense majorité du territoire et de la population amazoniens. Elle s'arrête en 2000, année des derniers chiffres de recensement connus. Conclusion de l'étude : "L'actuel mode de développement de l'Amazonie est très loin d'être désirable, qu'il s'agisse des hommes ou de la nature."

Que faire ? "Il faut combiner les approches, explique l'un des auteurs de l'étude, Ana Rodrigues, du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive au CNRS de Montpellier. Mieux mettre en valeur les régions déboisées. Et surtout réduire la déforestation, promouvoir la reforestation dans les zones dégradées, encourager les populations forestières à mener des activités de développement durable." Par exemple en rémunérant les services rendus à l'écosystème par les habitants de la forêt, comme cela commence à se faire au Brésil.

LISTE DE MULTINATIONALES

Dans un récent rapport, Greenpeace soulignait que l'élevage intensif de bovins est responsable de 80 % de la déforestation. Selon l'organisation écologiste, "au cours des dernières années, un hectare de forêt a été détruit toutes les 18 secondes en moyenne par les éleveurs de bétail". Le Brésil est devenu le premier exportateur de viande de boeuf, avec un tiers du tonnage mondial.

Greenpeace reproche au gouvernement de doper l'élevage en aidant financièrement les grandes entreprises du secteur et de fermer les yeux sur les exploitations illégales. Elle cite une longue liste de multinationales, acheteuses de produits provenant d'exploitations impliquées dans la déforestation illicite.

Un vif débat oppose actuellement écologistes et exploitants ruraux à propos d'un projet de loi sur le point d'être voté sur la régularisation foncière en Amazonie. Dans son principe - donner une garantie juridique aux agriculteurs, notamment les plus vulnérables -, le texte fait l'unanimité en sa faveur.

Mais les écologistes, soutenus par le ministre de l'environnement, Carlos Minc, accusent les parlementaires d'avoir défiguré le projet en introduisant plusieurs clauses jugées trop favorables à l'agrobusiness. Le ministre espère que le président Luiz Inacio Lula da Silva tranchera en sa faveur.

 

Journée de l'environnement


La  Journée mondiale de l'Environnement est célébrée chaque année, le 5 juin, dans plus de 100 pays. Le thème pour 2009 est le changement climatique, et les conséquences plus globales des changements environnementaux, et ainsi que les réponses que les sociétés peuvent y apporter.

La lutte contre le changement climatique et pour la préservation des écosystèmes, qui sont à la base même de nos systèmes économiques, est un problème pour chacun de nous. Tous les efforts individuels, si petits soient-ils, peuvent contribuer au développement durable de nos systèmes économiques et des communautés à travers le monde.

A ce jour, des particuliers, des ONG, des associatifs et des groupes de jeunes, des entreprises, le monde de l'industrie, et les médias organisent des activités afin de renouveler leurs engagements en faveur de la protection et du développement de l'environnement.

Ils organisent des activités telles que des campagnes de nettoyage, de plantation d'arbres, des grands rassemblements citoyens hauts en couleurs, des concerts « verts », des concours d'écriture et de photographie dans les écoles, et des efforts pour le recyclage.

Et vous, que faites-vous pour l'environnement?  


Journée mondiale de l'environnement: le 5 juin 2009

La Journée mondiale de l'environnement a été lancée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1972 afin de marquer l'ouverture de la Conférence de Stockholm sur l'Environnement humain.

La Journée mondiale de l'environnement, célébrée chaque année le 5 juin, nous concerne tous directement. C'est, pour les Nations Unies, l'un des principaux moyens pour susciter une plus grande prise de conscience envers l'environnement et promouvoir l'intérêt et l'action politique.

L'objectif est de :

  1. donner un visage humain aux problèmes environnementaux;
  2. amener les peuples à devenir les agents actifs du développement durable et équitable;
  3. promouvoir la compréhension du fait que les communautés sont incontournables dans les changements d'attitudes en ce qui concerne les problèmes environnementaux;
  4. défendre le partenariat qui assurera à toutes les nations et les peuples d'apprécier un futur plus sûr et plus prospère.

Le thème de la JME 2009 est "Votre planète a besoin de vous -UNis contre LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ". Il reflète l'urgence pour les nations de s'entendre sur un nouvel accord à la réunion de Copenhague sur la convention sur les changements climatiques 180 jours plus tard, ainsi que les liens avec la lutte contre la pauvreté et l'amélioration de la gestion des forêts. .

La décision reflète en partie le rôle pratique et politique de plus en plus croissant de ce pays d'Amérique latine dans la lutte contre le changement climatique, y compris sa participation croissante dans les marchés du carbone.

Le Mexico est également un partenaire principal du PNUE dans sa Campagne pour un milliard d'arbres. Le Mexique, avec l'appui de son président et son peuple, s'est fortement investie dans cet engagement et a planté 25 pour cent des arbres de cette campagne. Représentant environ 1,5% des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale, le Mexique démontre son engagement à la lutte contre changement climatique sur plusieurs fronts.

Pour tout savoir sur la journée de l'environnement: http://www.unep.org/wed/2009/french/content/about.asp