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Quelqu'un qui aime les arbres et les trésors...

Les biocarburants sont de plus en plus contestés

La place des biocarburants dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre est de plus en plus contestée au sein de l'Union européenne, qui se pose des questions sur le bilan environnemental de ces produits.

Les ministres de l'Environnement des Vingt-Sept se sont retrouvés lundi à Bruxelles pour afficher leur intention de parvenir avant la fin de l'année à un accord sur une réduction de 20% des émissions polluantes d'ici à 2020.

Les Vingt-Sept veulent aller vite en besogne afin d'être en position de force pour aborder en 2009 la négociation internationale qui s'ouvrira sur l'après-protocole de Kyoto et la Commission européenne a proposé une batterie de mesures.

Il s'agit de concrétiser l'objectif d'une réduction de 20% des gaz à effet de serre par rapport à 1990, voire 30% en cas d'accord international, en imposant de nouvelles contraintes aux industries, en produisant au moins 20% d'énergies renouvelables en 2020 et en utilisant 10% de biocarburants dans le total.

Ce dernier objectif fait de plus en plus débat depuis que les dirigeants européens l'ont fixé en mars 2007.

"L'ambiance a changé", souligne un diplomate européen de haut rang. "On se rend maintenant compte des conséquences potentiellement dévastatrices des biocarburants."

"UN ENJEU MAJEUR" SELON LA FRANCE

Le risque est de voir les agriculteurs consacrer une partie importante de leurs terres à la production de ces produits au détriment des denrées alimentaires - voire, comme au Brésil, de détruire la forêt amazonienne -, un phénomène qui explique déjà partiellement la hausse des cours des matières premières.

"La hausse des cours des denrées alimentaires est un enjeu absolument majeur", a déclaré le ministre français de l'Ecologie et du Développement durable, Jean-Louis Borloo.

Il a réclamé des critères de "durabilité" en ce qui concerne l'eau, les terrains et les prix qui, s'ils ne sont pas respectés, doivent donner lieu "à des mesures correctrices très importantes et de toute nature, si c'est nécessaire".

La Commission européenne a bien prévu des critères en ce sens: ne seraient déclarés "bio" que les carburants d'origine naturelle qui permettent d'économiser au moins 35% de CO2 par rapport aux carburants fossiles et s'ils proviennent de matières premières autres que les forêts naturelles.

"Ces critères de durabilité ne sont pas suffisamment forts", a déploré la ministre danoise de l'Environnement, Connie Hedegaard, qui juge la piste biocarburants "trop étroite".

Le Royaume-Uni est lui aussi inquiet devant un développement potentiellement anarchique de ces produits.

"Nous nous inquiétons de l'incidence environnementale", a expliqué Hilary Benn en évoquant le manque de terres et la déforestation. "Est-ce qu'ils apporteront vraiment une contribution à la lutte contre le réchauffement climatique?"

Pour le ministre polonais de l'Environnement, Maciej Nowicki, il faudrait pouvoir empêcher les importations de biocarburants en provenance de pays qui ne respectent pas les mêmes contraintes et son homologue autrichien, Josef Pröll, a estimé que les critères de durabilité devaient être fixés au niveau mondial pour que les règles du jeu soient équitables.

LE RISQUE DE DÉLOCALISATION

Toutes ces questions, ont estimé les ministres, devront trouver des réponses dans le rapport du groupe à haut niveau qui doit rendre ses conclusions sur ce dossier au printemps.

D'autres propositions suscitent également un débat.

Ainsi, la Commission a d'abord proposé un mécanisme européen, et non plus national, d'échange de permis de polluer qui se basera sur les secteurs industriels afin d'éviter les distorsions et, à terme, toutes les industries devront acheter aux enchères 100% de leur CO2 afin de les responsabiliser.

Mais certains secteurs gloutons en énergie, comme l'acier ou les raffineries, disposeront d'un mécanisme différent mais non encore précisé et la Commission a reporté à 2011 la possibilité, demandée notamment par la France, de taxer les importations en provenance de pays qui ne respectent pas les mêmes normes.

Des pays peu soucieux de l'environnement qui refuseraient après 2013 de faire des efforts pourraient en effet bénéficier de ce phénomène de "fuite carbone" en se montrant laxistes.

"Il faut un signal beaucoup plus clair et ferme aux pays qui refusent de s'engager", a souligné Jean-Louis Borloo.

Certains pays peu gâtés par la nature se demandent par ailleurs comment ils vont arriver à l'objectif européen d'utiliser au moins 20% d'énergies renouvelables provenant de sources comme l'éolien, le solaire ou la biomasse, contre 8,5% aujourd'hui. Cet objectif est décliné selon les pays.

Pour contourner l'obstacle, ces pays pourront acheter des certificats d'énergie renouvelable produite ailleurs, mais ce système suscite des divergences entre les Vingt-Sept.

Si le petit Luxembourg, qui n'a aucune chance d'arriver à produire sur son territoire 20% d'énergies renouvelables, en fait une "condition sine qua non" de son accord et refuse toute limitation sur ces transferts, l'Allemagne veut pouvoir garder chez elle son énergie renouvelable subventionnée.


Avec les biocarburants, "il n'y aura plus rien à manger", avertit Nestlé

Le recours accru aux matières premières alimentaires pour la production de biocarburants met en péril l'approvisionnement alimentaire de la population mondiale, a averti dimanche le patron de Nestlé, Peter Brabeck.

"Si l'on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger", a déclaré le PDG du premier groupe alimentaire mondial, Peter Brabeck, dans une interview au journal dominical NZZ am Sonntag.

"Accorder d'énormes subventions pour les produire est inacceptable moralement et irresponsable", a ajouté le dirigeant du groupe suisse, estimant que les millions de tonnes de maïs consacrées aux biocarburants sont autant en moins pour le secteur alimentaire.

Alors que ce phénomène tire vers le haut les prix du maïs, du soja et du blé, les terres cultivables deviennent rares et l'eau est elle aussi menacée, a déclaré M. Brabeck, estimant que pour produire un litre de bioéthanol il faut 4.000 litres d'eau.


Faire reculer le désert et la pauvreté

 

Depuis 2003, une action menée au Sahel montre qu'il est possible d'inverser la désertification et de permettre aux populations locales de redevenir autonomes. En effet, si en 30 ans le Sahel a progressé d'une surface supérieure à la France, aujourd'hui, grâce à l'inventivité d'un homme, J. Gasc, et à la mobilisation des clubs Rotary, il commence à reverdir.
Le constat d'origine est simple : pour stopper la désertification, il faut planter des arbres, or le sol n'est fertile qu'à partir de 1,50 m de profondeur et l'arrosage traditionnel est inefficace. Face à cette difficulté, J. Gasc a mis au point le système IRRIGASC, lequel permet d'irriguer l'arbre efficacement et de faire se développer ses racines en profondeur.

                    

 

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Historique de la Journée mondiale de l'eau

 L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 22 décembre 1992 la résolution A/RES/47/193 qui déclara le 22 mars de chaque année "Journée mondiale de l'eau", à compter de l'année 1993, conformément aux recommandations de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED), exprimées dans le Chapitre 18 (Ressources en eau douce) d'Action 21. Cette résolution invitait les États à consacrer ce jour selon le contexte national, en concrétisant des actions telles que la sensibilisation du public par des publications, des diffusions de documentaires, l'organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires et d'expositions liés à la conservation et au développement des ressources en eau et à la mise en œuvre des recommandations d'Action 21.


Les peuples indigènes privés d’eau par les industries et les gouvernements

Survival International a rendu public aujourd'hui un rapport établissant que les droits fondamentaux d’accès à l’eau des peuples indigènes ne sont pas respectés.

Ce rapport est lancé à l’occasion de la célébration, le 22 mars, de la journée internationale de l'eau. Citant en exemple la situation de neuf peuples indigènes, il explique comment les ressources en eau des peuples indigènes sont détruites par les compagnies industrielles et les politiques gouvernementales.

Les sources d'eau traditionnellement utilisées par les peuples indigènes sont polluées, détournées ou simplement détruites par les industries ou les gouvernements dans leur propre intérêt. L'eau, qui autrefois était un élément essentiel à la vie d'une communauté, a été monopolisée par des structures ne recherchant que leur propre intérêt, abandonnant les peuples indigènes à la maladie et à la mort.

Tous les peuples indigènes dépendent étroitement de l’eau, tant pour leur santé que pour leur indépendance et leur existence même. Et elle est en train de disparaître.

Cliquez ici pour télécharger le rapport (en anglais).


DARDILLY Deux expositions dédiées aux arbres

Deux expositions «Arbres et bois», comme le nom l'indique, consacrées à ces végétaux, s'installent à l'Aqueduc jusqu'au 14 juin.

La première, «les Arbres et bois, côté brut», apprendra à mieux connaître les arbres et leur immense variété. Cette exposition présente des herbiers, des échantillonnages d'écorces, de fruits d'essences de bois, de rondelles... Elle a également pour objectif de sensibiliser le public à l'environnement et aux écosystèmes. La seconde exposition «Arbres et bois, côté art» révèle l'arbre dans ses applications artistiques: lutheries, sculpture, tournage, jouets.

La première se poursuit jusqu'au 28 mars et du 31 mai au 14 juin pour la seconde.

Remarquablement construite par Jacky Viallard, de la maison de la rencontre d'Ecully, cette exposition donnera lieu à un deuxième vernissage vendredi 30 mai à 19 heures à l'Aqueduc.

Note

Expo «Arbres et bois, côté brut» jusqu'au 28 mars. Expo «Arbres et bois, côt» art», du 31 mai au 14 juin en collaboration avec la maison de la rencontre d'Ecully, le syndicat intercommunal des vallons de Serres et des Planches et en partenariat avec le service jeunes loisirs. Vernissage vendredi 30 mai à 19 heures.


Agronomie; Aurons-nous encore des fruits dans vingt ans ?

Une grande majorité des plantes dépendent de la pollinisation par les insectes. Problème : on craint la disparition massive des abeilles. Un mystère qui menacerait la production des fruits et légumes.

Que deviendrait notre planète si les abeilles disparaissaient ? Une question pas si futuriste que ça. Victimes de parasites, de la pollution par les pesticides ou du bouleversement de leurs habitats naturels, les abeilles disparaissent par millions chaque année. " On estime qu'autour de 30 % des espèces d'abeilles sont en danger en Europe. C'est considérable ", déclare Bernard Vaissière, chargé de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). Une étude publiée, le 15 février, par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur 120 colonies d'abeilles en France n'a pas permis de définir concrètement le rôle déterminant des pesticides sur la mortalité des apidés.

Un mystère persistant. Aux États-Unis, où l'on parle d'un " syndrome d'effondrement des colonies ", 25 % du cheptel aurait disparu rien que pendant l'hiver 2006-2007. Une situation qui se retrouve également au sein des colonies sauvages sur toute la planète. Et c'est là que se pose le vrai problème : au-delà de l'inquiétude que provoque cette baisse importante des colonies d'abeilles, c'est un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité qui risque d'arriver dans les années à venir. Au-delà des conséquences économiques directes pour le secteur de l'apiculture, l'agriculture mondiale serait elle-même menacée à long terme.

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La Fondation scientifique pour la biodiversité vient d'être créée.

La Fondation scientifique pour la biodiversité vient d'être créée. Reste à lui donner les moyens de ses ambitions.

Trois ministres et secrétaires d'Etat français de l'Ecologie et de la Recherche, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse, et une brochette de chercheurs ont lancé hier la Fondation scientifique pour la biodiversité, en espérant enrôler le mécenat d'entreprise pour donner chair à ses ambitions.

Dans la foulée du Grenelle de l'environnement, la Fondation - vieux projet plusieurs fois remisé - vise à faire partager au plus grand nombre, le public mais aussi les milieux économiques, la connaissance des organismes vivants animaux et végétaux : plus de 10 millions d'espèces peuplent la Terre, 30 peut-être, dont à peine 1,75 millions sont aujourd'hui connues.

Or la sixième grande crise d'extinction est en cours et se déroule à un rythme de disparition des espèces 1.000 fois plus rapide que dans la situation naturelle, assurent certains scientifiques. En l'état, le budget annoncé ne correspond pas aux ambitions du Grenelle de doubler les crédits pour enrayer la perte de biodiversité : il sera essentiellement abondé par les organismes fondateurs, qui vont regrouper et mutualiser leurs moyens, a expliqué la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse. Huit grands organismes de recherche mettent leurs budgets en commun et apporteront 2,8 millions sur quatre ans, le ministère de la Recherche 830.000 euros chaque année et celui de l'Ecologie, 500.000. Pour le reste, le gouvernement compte lever de nouveaux moyens auprès du secteur privé.


Bush fait un geste fort pour l'environnement (ce qui relève du miracle...)

  

Pour la première fois depuis 1997, Washington va imposer à tous les Etats du pays des normes plus drastiques en matière de pollution de l'air à l'ozone.

Les grands pollueurs seraient-ils en train de se convertir à la lutte contre le réchauffement climatique ? Après la Chine qui a créé un ministère de l'Environnement - une priorité pour le Parti, selon les autorités de Pékin -, les Etats-Unis ont annoncé le premier renforcement depuis 1997 des normes fédérales de pollution de l'air à l'ozone.

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Des chercheurs français ouvrent un blog sur le climat: blogs.tv5.org/climats

Enjeu scientifique, le climat fait également, depuis quelques années, l'objet d'une attention médiatique soutenue. Une dizaine de chercheurs français de l'Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL) et du Laboratoire de météorologie dynamique (LMD) viennent d'en prendre acte en annonçant la relance d'un blog intitulé "Climats : réalités du changement climatique".

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