Caroline
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24 Octobre 2009 à 15:37 dans
- Divers
Elle est princesse, célèbre dans le monde entier, exposée à tous les regards, traquée par les paparazzis… Mais Caroline de Monaco, princesse de Hanovre, a une autre vie, un autre monde, très loin des apparats. Depuis plus de trente ans, sur tous les fronts, sur tous les continents, elle mène ce qu’elle appelle « la guerre contre une autre terreur » : celle qui se lit dans les yeux de centaines de millions d’enfants. Malnutris, maltraités, victimes des guerres et du sida, vendus, réduits en esclavage, livrés au trafic sexuel, transformés en machines à tuer…. « Comment pouvons-nous tolérer de vivre sur une planète qui martyrise ainsi ses enfants ? »
Pour la première fois, au fil d’un long entretien avec Dominique Simonnet, Caroline de Monaco se confie sans tabou, sans protocole. Elle raconte son engagement, à la suite de ses étonnantes grands mères et de sa mère Grace Kelly, ses actions dans les prisons de Manille ou dans les villages du Burundi, ses colères contre le mépris des gouvernants et des institutions. Mais aussi cette myriade d’initiatives qui sauvent, ces maisons d’enfants qu’elle crée partout à travers le monde, ces régions qui refleurissent, ces petits visages qui retrouvent le sourire. C’est un cri bouleversant au nom des enfants que lance ici cette princesse engagée, pour nous faire sortir de notre torpeur et de notre indifférence.
Caroline de Monaco, S.A.R. La Princesse de Hanovre, est présidente de l’Association mondiale des Amis de l’enfance, de la Fondation Princesse Grace, et ambassadrice de l’Unesco.
Parution le 22 octobre 2009 au Seuil. 12 euros. EAN13 : 9782021005684 ISBN-13: 978-2021005684
Site de l'amade mondiale: http://www.amade-mondiale.org/
sur twitter: amademondiale
À ce jour, 75 millions d’enfants sont privés de toute chance d’aller à l’école. Ces enfants pourraient être les leaders, les champions sportifs, les médecins et les enseignants de la prochaine génération. Mais, ne sachant ni lire ni écrire, ils sont condamnés à une vie de misère. Ce n’est pas une fatalité.
http://www.join1goal.org/fr/why-education
Nous avons déjà bien avancé – en aidant quelques 40 millions d’enfants à entrer à l’école et à vivre de façon plus saine et plus productive. Nous avons notre plan, nous savons comment y arriver – il suffit simplement maintenant de le vouloir. Si nous parvenons à nous rassembler autour de cette Coupe du Monde, nous pourrons faire bien plus encore et atteindre le but de 1GOAL : l’Éducation pour tous!
Pourquoi la Coupe du Monde 2010 de la FIFA ?
La Coupe du Monde de la FIFA constitue le plus grand événement sportif unique de la planète, un moment où des millions de personnes se rassemblent pour partager leur passion du football ; pourquoi ne pourraient-elles pas aussi s’unir au nom des enfants du monde ? Cette Coupe du Monde est l’occasion pour nous de nous surpasser – léguons en héritage l’Éducation pour tous.
Supporters de 1GOAL
En apportant votre soutien, vous rejoignez une liste impressionnante de joueurs qui se sont engagés à soutenir 1GOAL : (plus)
Thierry Henry (France), Gary Lineker (Angleterre), Michael Owen (Angleterre), Marcel Desailly (France), Antony Baffoe (Ghana), Mark Fish (Afrique du Sud), John Paintsill (Ghana), Stephan Appiah (Ghana), Ivan Cordoba (Columbie), Javier Zanetti (Argentine) et bien d’autres encore...
Rappel de la situation
En 2000, 164 gouvernements se sont réunis pour établir les objectifs de l’Éducation pour tous, qui promettaient à tous une éducation de qualité gratuite d’ici à 2015. Les dirigeants mondiaux se sont aussi engagés à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement, lesquels visent à mettre fin à la pauvreté en 2015 – et incluent deux objectifs sur l’éducation :
Permettre à tous les garçons et toutes les filles d’effectuer un cycle primaire complet d’ici à 2015
Assurer aux filles l’accès à tous les niveaux d’éducation d’ici à 2015
Ils ont promis qu’ils veilleraient à ce qu’il y ait assez d’argent et que des mesures seraient mises en place pour concrétiser tout ceci. Depuis cette époque, beaucoup d’États ont aboli les frais de scolarité, les dépenses ont augmenté pour atteindre 4 milliards USD et 40 millions d’enfants supplémentaires ont été scolarisés !
Toutefois, si nous voulons offrir une éducation primaire à tous les enfants du monde, nous avons besoin au total de 11 milliards USD par an, et quelques 5 milliards supplémentaires pour les 12-14 ans. Ces montants accompagnés de nouveaux engagements permettraient au monde de disposer de tous les enseignants et de toutes les écoles nécessaires pour atteindre les objectifs de l’Éducation pour tous.
Cette somme est importante, mais reste inférieure à ce que de nombreux gouvernements viennent récemment de verser pour renflouer leurs établissements bancaires.
La Campagne mondiale pour l’éducation (CME) est un réseau constitué d’organisations non-gouvernementales (ONG) de premier plan, de syndicats d’enseignants et de mouvements de la société civile dans plus de 120 pays. Elle mène des actions visant à offrir à tous une éducation gratuite, disponible, publique et de qualité. Depuis sa création en 1999, la CME fait campagne inlassablement dans le monde entier pour que chacun ait droit à une éducation. Plus de 14 millions de personnes ont participé à la Semaine mondiale d’action de la CME en 2009. www.campaignforeducation.org
1GOAL : L’Éducation est une initiative des fans de foot de la Classe de 2015 et de la Campagne mondiale de l’éducation (link to the gce website). Parmi les membres de la classe de 2015, citons : (link to the class of 2015 website)
Bono, Sir Bob Geldof, Gordon Brown (Premier ministre britannique), José Manuel Barroso (Président de la CE), Robert Zoellick (Président de la Banque mondiale), Kevin Rudd (Premier ministre d’Australie), la Reine Rania (Jordanie), Sepp Blatter (Président de la FIFA).
La FIFA a rejoint la Classe de 2015, et Sepp Blatter s’est engagé à veiller à ce que la Coupe du Monde 2010 de la FIFA laisse derrière elle un héritage durable : l’éducation en Afrique et dans le reste du monde. La FIFA continue à soutenir 1GOAL dans le cadre de nos efforts communs pour réaliser l’Éducation pour tous.
Lancement de la Classe de 2015 à New York
Il a réuni une cinquantaine d'artistes sur une version remaniée de «Beds are Burning», du groupe Midnight Oil. Kofi Annan fait une courte apparition dans le clip pour rappeler les dangers du réchauffement climatique. Ce thème fera précisément l'objet d'une conférence internationale, à Copenhague en décembre prochain. Dans le clip, on retrouve notamment le couple d'acteurs Marion Cotillard et Guillaume Canet, Youssou N'Dour, Duran Duran, Jamie Cullum, Bob Geldof, Amadou et Mariam, Scorpions, Fergie, Lily Allen et Yannick Noah.
La chanson est disponible gratuitement sur toutes les plates-formes de téléchargement légal. Chaque clic alimentera une pétition virtuelle qui devrait être présentée à Copenhague

"Ca a été beaucoup plus amusant que de gagner à la loterie", a déclaré Terry Herbert, chômeur de 55 ans et inventeur en juillet du trésor du Staffordshire (centre de l'Angleterre), qui a été officiellement reconnu comme tel jeudi matin par les autorités britanniques.
C'est en promenant son détecteur de métaux dans le champ d'un ami qu'il a repéré les objets datant du 7e siècle (www.staffordshirehoard.org.uk), une découverte sans précédent.
"Mes amis du club (de détecteurs) disent toujours que s'il y a une pièce d'or dans un champ, c'est moi qui vais la trouver. J'ai peur de penser à ce qu'ils vont dire quand ils vont entendre tout ça", a déclaré M. Herbert, qui a acheté son premier détecteur il y a 18 ans.
Sa découverte, dont l'importance est comparée à celle du tombeau du pharaon Toutankhamon, contient un bric-à-brac guerrier avec au moins 84 pommeaux et 71 gardes d'épées qui arborent pour la plupart des décorations de grande finesse, et des grenats incrustés dans l'or.
Le trésor contient environ 650 objets en or pesant quelque 5 kg et 530 objets en argent (1,3 kg), et une grande quantité de pierres précieuses. Son évaluation devrait prendre un an, et la valeur totale devrait dépasser le million de livres (1,1 million d'euros) selon un expert du British Museum.
La découverte devrait être répartie à parité entre M. Herbert qui compte s'acheter une maison, et le propriétaire du champ, selon un accord entre les deux hommes.
Les experts s'emploient désormais à assembler des dizaines de morceaux qui devaient former des heaumes finement décorés.
Le trésor contient également des éléments liés à la Bible, en particulier une inscription belliqueuse en latin gravée sur de l'or qui serait tirée du "Livre des nombres" et pourrait être traduite par "Lève-toi, Seigneur, et que tes ennemis soient dispersés! Que ceux qui te haïssent fuient devant ta face!".
Des objets seront exposés à partir de vendredi, et jusqu'au 13 octobre, au musée d'art de Birmingham. Tous les objets seront ensuite transférés pour expertise au British Museum, avant d'être vendus.
"La quantité d'or est stupéfiante mais, de façon plus importante, le travail d'ouvrage est parfait. C'était le nec plus ultra de ce que les ferronniers anglo-saxons pouvaient faire, et ils étaient bons", a expliqué Kevin Leahy, expert en la matière. "Il appartenait clairement à la très haute aristocratie ou la royauté anglo-saxonne. Il appartenait à l'élite".
Pour Steve Dean, archéologue officiel du Staffordshire, le trésor est d'une "importance nationale et probablement internationale". C'est aussi une "énorme surprise" car aucun document ne laissait présager la présence d'un tel site dans le comté, a-t-il relevé.
Le site archéologique anglo-saxon le plus important jamais découvert jusqu'à présent était celui de Sutton Hoo, dans le Suffolk (est de l'Angleterre), où ont été mis au jour en 1939 un cimetière et un bateau tombe datant du 7e siècle.
"Je répugne à le comparer à Sutton Hoo car c'est quelque chose de très différent. Sutton Hoo est un site funéraire, là c'est différent, c'est un trésor", a indiqué M. Dean, soulignant que le trésor du Staffordshire contenait "davantage d'objets et parfois de meilleure qualité, il est unique" et va alimenter des travaux de recherches pour les 20 prochaines années.
La campagne des Nations unies "Pour un milliard d'arbres" a atteint et dépassé son objectif.
Plus de sept milliards d'arbres, un pour chaque habitant de la planète, ont été plantés depuis le lancement en 2006, a annoncé lundi le Programme de l'ONU pour l'environnement (Pnue).
Le gouvernement chinois a planté 2,6 milliards d'arbres dans le cadre de cette campagne, portant le total mondial à 7,3 milliards d'arbres dans 167 pays, précise le Pnue dans un communiqué.
"Il s'agit d'arbres effectivement plantés, pas seulement de promesses de plantations, et c'est un signe extraordinaire de dévouement à cette cause à travers le monde", s'est réjoui le directeur du Pnue, Achim Steiner, dans une conférence de presse.
Lancée en novembre 2006, la campagne visait initialement à planter un milliard d'arbres. C'était l'idée de Wangari Maathai, la militante kenyane de la défense de l'environnement lauréate du prix Nobel de la Paix.
La marque ayant été atteinte en douze mois, puis celle des deux milliards d'arbres en mai 2008, le Pnue a alors appelé à en planter 7 milliards avant la conférence de Copenhague sur le climat en décembre.
L'annonce du passage de cette marque survient à la veille du sommet de l'ONU sur le climat, convoquée par son secrétaire général. Ban Ki-moon veut stimuler l'engagement des responsables mondiaux à trois mois de Copenhague, alors que les négociations en vue de cette conférence piétinent.
Une "découverte remarquable" servie par une "interprétation remarquable". Ainsi la grande revue britannique Antiquity présente-t-elle de singuliers travaux, publiés dans sa dernière édition et documentant un surprenant sanctuaire du quatrième millénaire avant notre ère, découvert dans la péninsule Arabique - le plus ancien mis au jour dans cette région du monde. Surprenant ? Qu'on en juge : le "monument" devait être une plate-forme ovoïde de faible élévation et d'une dizaine de mètres carrés de surface. Avec cette particularité d'être presque entièrement édifié à partir d'ossements de dugong (Dugong dugon) - un mammifère marin proche du lamantin.
Le site a l'aspect d'un amas d'ossements. Découvert en 1989 sur l'île d'Akab (émirat d'Oumm Al-Qaïwaïn), il avait dans un premier temps été interprété comme un simple site de boucherie, voué à la découpe des carcasses de ce mammifère marin. Auquel cas, "nous aurions dû retrouver de l'habitat tout autour", dit Vincent Charpentier (Institut national de recherches archéologiques préventives, Inrap), coauteur de ces travaux. "Nous avons bien retrouvé les vestiges d'un habitat, précise Sophie Méry (CNRS), qui dirige les fouilles, mais son occupation est d'environ cinq siècles antérieure" à l'édification de l'étrange structure.
Affaiblie, l'hypothèse du site de boucherie a tout à fait été écartée par une étude minutieuse de l'agencement des ossements : orientation des crânes vers l'est et alignement sur deux rangées, tri effectué dans le choix des ossements constitutifs de la structure, imprégnation de la couche inférieure de l'édifice avec une préparation d'ocre, etc. En 2006, les fouilles révèlent en outre la présence, dans l'amas, de près de 2 000 objets rares, de perles tubulées, de pierres d'importation, d'hameçons de nacre... "On est là sur le fonctionnement classique d'un sanctuaire, avec des populations qui viennent sans doute déposer ces objets sur la structure", dit M. Charpentier.
Bien connues... en Océanie
En compulsant la littérature savante, les archéologues réalisent que de telles structures, jamais mises au jour en Arabie, sont bien connues... en Océanie ! Plus exactement chez les populations du détroit de Torres, aux confins de l'Australie et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Une gravure de l'explorateur Dumont d'Urville, datée de 1840, montre un tel édifice, encore fonctionnel, observé sur l'île de Tudu. Ces structures, baptisées "kod" en Océanie, étaient ovoïdes et constituées d'ossements de dugong, et elles servaient également de réceptacles à des offrandes de parures ou d'objets rares. Les études anthropologiques menées sur ces kod montrent qu'ils sont attestés entre le XIVe et le XIXe siècle de l'ère chrétienne et qu'ils sont associés à des rituels propitiatoires, préalables à la chasse, dangereuse, au dugong.
A 8 000 km de distance et près de soixante siècles d'écart, le parallélisme est stupéfiant. De part et d'autre, "il y a une analogie structurelle et une analogie fonctionnelle, dit Mme Méry. Mais nous ne savons pas si cela signifie que les structures de sociétés ou les croyances aient pu être semblables." Voilà qui pourrait aider à répondre aux questions entourant le néolithique en Arabie, où les populations pratiquent l'élevage, mais ne cultivent pas la terre. Où elles travaillent le bronze avant même de savoir façonner de simples céramiques...
Plus efficace qu’une crème pharmaceutique
L’Occident seul a oublié le miel, surtout depuis l’avènement des antibiotiques, utilisés à tort et à travers. Il aura fallu que ceux-ci se heurtent à une résistance des microbes pour qu’il soit remis en selle. Depuis deux décennies, il fait l’objet de travaux scientifiques de plus en plus nombreux qui confirment son efficacité pour terrasser pléthore de microbes, même parmi les plus virulents. En Angleterre, aux Etats-Unis, en Allemagne, le miel commence à couler à flots dans les dispensaires et les hôpitaux. Il n’y a que la France qui traîne les pieds. Le professeur Bernard Descottes, chef du service de chirurgie viscérale et transplantation du CHU de Limoges, en est encore le seul apôtre. Pourtant, sa révélation date de 1984. « Un jour, une jeune fille est venue me consulter pour une plaie relevant d’une appendicectomie qui ne cicatrisait pas. Je me suis lancé : j’ai demandé à mes infirmières d’appliquer du miel. Elles m’ont regardé en pensant que le patron pétait les plombs, mais trois jours plus tard la plaie était refermée. Depuis, j’ai traité plus de 3 000 malades avec succès. » Devenu le président de l’association francophone d’apithérapie (http : //apitherapie.blogspot.com), le professeur Descottes a testé l’efficacité de centaines de miels en provenance du monde entier. Ces essais ont couronné les variétés au thym et au miellat (la substance sucrée excrétée par les insectes suceurs de sève, surtout celle de conifères). Ils assurent une cicatrisation deux fois plus rapide qu’un pansement gras. Même les crèmes pharmaceutiques, cent fois plus chères au gramme, sont incapables de rivaliser ! Qu’il s’agisse d’une plaie ou bien d’une brûlure.
Le secret antiseptique du miel, c’est l’eau oxygénée qu’il produit naturellement ! Cette fabrication découle de la présence d’une enzyme (le glucose-oxydase) utilisée par l’abeille pour opérer la transformation du nectar. Il en reste suffisamment pour qu’en présence d’un peu d’eau une nouvelle réaction chimique s’enclenche : le sucre se décompose en eau oxygénée et en acide glucolique. On connaît le pouvoir antiseptique de la première, tandis que l’acidité entrave également le développement des microbes. Quant au pouvoir cicatrisant proprement dit, il provient à la fois du sucre qui, par osmose, assèche la plaie et d’une ribambelle de composés organiques favorisant l’émission de cytokine et d’interleukine procicatrisantes.
L’abeille pharmacienne ne cesse d’étonner. Voilà peu, Tobias Olofsson, du laboratoire de microbiologie de Helsingborg (Suède), a identifié dans son estomac des lactobacilles et des bifidobactéries qui la protègent de certaines maladies en échange du gîte et du couvert. Ces bactéries amies pourraient se retrouver dans le miel, dont elles renforceraient les pouvoirs antiseptiques. Du moins, tant que celui-ci est frais.
Certaines abeilles plus malignes que les autres butinent les plantes médicinales, dont elles empruntent les substances actives. Voilà donc qui explique les résultats miraculeux du miel de thym employé par le professeur Descottes : il contient du thymol, un phénol aux facultés antiseptiques et vermifuges reconnues. De même pour le fameux miel de manuka de Nouvelle-Zélande, dont les exploits thérapeutiques célébrés dans le monde entier relèvent d’une molécule empruntée à l’arbre à thé ( Leptospermum scoparium ). Durant des années, le professeur Peter Molan, de l’université néo-zélandaise de Waikato, a cherché à l’identifier en vain. Finalement, cette molécule a été découverte l’an dernier par le chimiste allemand Thomas Henle, de l’université de Dresde. Il s’agit du méthylglyoxal, dont la concentration dans le miel manuka est jusqu’à cent fois supérieure à celle des autres miels. Les nombreux tests menés par Molan montrent que le miel dopé au méthylglyoxal vient à bout des maux de gorge, des gastro-entérites, des caries dentaires... mais aussi des mycoses. Il détruit même les redoutables entérocoques et staphylocoques dorés.
Un potentiel à exploiter
Le miel ne se contente pas d’exterminer les microbes. Le médecin chercheur Noori al-Waili, originaire de Dubai, aujourd’hui installé à New York, a publié pas moins de 160 papiers scientifiques lui trouvant un effet dans quantité d’affections. Par exemple, il a obtenu une baisse de la glycémie et de la tension chez des diabétiques et des hypertendus à qui il avait fait inhaler des « vapeurs de miel ». Il a encore réduit l’intensité et la durée de crises d’herpès génital et labial chez des malades bien plus efficacement qu’une crème à l’aciclovir. Enfin, il prétend avoir amélioré les tests hématologiques et biochimiques d’une vieille femme malade du sida après lui avoir fait faire une cure de miel à raison de 80 grammes par jour. D’autres chercheurs ont encore constaté des effets bénéfiques du « médicamiel » sur les ulcères, sur les fonctions hépatiques, rénales et séborrhéiques, et même sur le psoriasis. Le 12 janvier, le professeur Miki Fukuda, de l’université de Kyoto, publiait une étude confirmant l’amélioration des fonctions immunitaires et de l’activité antitumorale chez la souris après un traitement au miel de jungle récolté au Nigeria. Enfin, les revues scientifiques ont publié plusieurs études concluant à un effet bénéfique du miel dans le traitement de certains cancers humains.
Certaines études médicales demandent toutefois à être confirmées. Mais le miel possède un potentiel qu’il serait idiot de laisser inexploité. Il y a le miel, mais aussi toutes les autres spécialités apicoles : le pollen, le propolis, la gelée royale et le venin d’abeilles.
Bref, s’il devient urgent de protéger l’abeille pollinisatrice, il est tout aussi crucial de sauver l’abeille pharmacienne. Nous devons absolument tout faire pour que le monde redevienne le pays de Canaan où le miel coule à flots. C’est une question de nutrition et de santé publique.
(Suite)Alors que le PNUE exhorte les pays industrialisés à s'investir dans une économie verte au moyen d'importants investissements, il publie un guide destiné à sensibiliser le grand public aux enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique.
Écrit dans un langage simplifié et illustré de graphiques explicatifs, ce guide intitulé Le Climat en péril a pour objectif "d'aider à réduire le fossé entre science et politique, et à promouvoir la prise de conscience du public quant à l'urgence d'agir pour combattre les changements climatiques et leurs impacts".Il est basé sur le rapport de novembre 2007 du GIEC pour lequel plus de 2000 scientifiques ont été mis à contribution et qui prévoit une hausse de la température moyenne de 1,8 à 4 degrés, pouvant aller jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990.Le GIEC préconise une réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 afin que la limite de réchauffement fixée à 2 degrés ne soit pas dépassée. Une recommandation devenue la référence des pays du G8.
Je vous parle à la fin d'un long voyage. Je l'ai commencé en Russie par une réunion au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.
C'est la simple vérité d'une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des États-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l'homme pour tous les peuples.
Je ne considère donc pas les pays et les peuples d'Afrique comme un monde à part ; je considère l'Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire des États-Unis en faveur de l'avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel : c'est ce dont je tiens à vous parler aujourd'hui.
Nous devons partir du principe qu'il revient aux Africains de décider de l'avenir de l'Afrique.
Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde. Après tout, j'ai du sang africain dans les veines, et l'histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l'histoire de l'Afrique dans son ensemble.